Enlèvement de Mia : Un cinquième suspect interpellé vendredi

ENQUETE Cet homme de 43 ans est suspecté d'avoir participé à la préparation de l'enlèvement de la fillette mardi

F.F.
— 
Le procureur d'Épinal, Nicolas Heitz, présente à la presse un portrait  de Mia Montemaggi, 8 ans, enlevée le 12 avril 2021 dans les Vosges.
Le procureur d'Épinal, Nicolas Heitz, présente à la presse un portrait de Mia Montemaggi, 8 ans, enlevée le 12 avril 2021 dans les Vosges. — SEBASTIEN BOZON / AFP

L’enquête se poursuit. Un cinquième suspect a été interpellé vendredi à Amancey (Doubs) dans l’enquête sur l'enlèvement de la petite Mia mardi dans les Vosges, a-t-on appris ce dimanche auprès du procureur de la République de Nancy François Pérain.

Cet homme de 43 ans, suspecté d’avoir participé à la préparation de l’enlèvement, doit être déféré dimanche avec les quatre autres suspects interpellés mercredi et jeudi en région parisienne, a précisé le procureur.

Quatre présentés au juge ce dimanche

Contrairement à ces quatre hommes qui « ont participé à l’expédition dans les Vosges, le cinquième n’y était pas mais il a contribué à sa préparation », a déclaré le magistrat. Interrogé sur les recherches de la mère de Mia, Lola Montemaggi, 28 ans, et de l’enfant, cinq jours après leur disparition, le magistrat a répondu d’un lapidaire : « Aucun commentaire. » Les suspects doivent être présentés dimanche matin à un juge d’instruction de Nancy en vue de leur mise en examen. A l’issue de ces présentations, le magistrat tiendra une brève conférence de presse.

Le parquet de Nancy est désormais saisi de cette affaire, la qualification d'« enlèvement d’une mineure de 15 ans en bande organisée » exigeant une compétence spécifique dont est dépourvu le tribunal d’Épinal, saisi dans un premier temps.

Mia, 8 ans, a été enlevée mardi par trois hommes, par ruse et sans violence, alors qu’elle était hébergée aux Poulières, un village vosgien situé à une trentaine de kilomètre d’Epinal, chez sa grand-mère maternelle. Cette dernière avait été désignée en janvier « tiers de confiance » par la justice. Les ravisseurs présumés ont affirmé avoir agi à la demande de la mère de l’enfant qui voulait récupérer sa fille.