Toulouse : Toujours vent debout, ils persistent et signent contre l’autoroute Castres-Toulouse

Roule ma poule Alors que le choix du concessionnaire est attendu d’ici la fin d’année, trois associations qui luttent contre la construction de la future A69 appellent à manifester samedi.

Eric Dourel
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Sur une autoroute française (illustration)
Sur une autoroute française (illustration) — NICOLAS MESSYASZ/SIPA
  • Véritable serpent de mer, l’autoroute A69 qui doit relier Castres à Toulouse d’ici 2025, continue à créer des remous.
  • Les opposants à ce projet se mobilisent ce samedi pour dénoncer la possible création de carrières et contre l’autoroute dans son ensemble.
  • Ils formeront une chaîne humaine le long de la RN 126. Un péage symbolique sera établi aussi sur la route du village.

Ils ne désarment pas. Les collectifs tarnais PACT (Pas d’autoroute Castres-Toulouse), « Stop Carrière – Montcabrier 81 » et les maires unis contre l’autoroute, ont prévu de manifester ce samedi 17 avril, au village de Teulat, le long de la RN126 où ils formeront une chaîne humaine et installeront un péage symbolique.

Ils sont toujours remontés contre la construction de la future A69, qui doit relier la cité de Jaurès à la Ville Rose. Et contre la création de carrières pour alimenter ce futur ouvrage.

Faire carrière

En effet, pour les travaux de terrassement de cette autoroute, il faudra ouvrir des carrières pour récupérer des granulats. En plein cœur de l’été dernier, le groupe de travaux public NGE avait ainsi annoncé l’ouverture imminente de trois sites à proximité de villages. La levée de boucliers avait été immédiate.

« Le 15 janvier, nous avons eu un entretien avec le sous-préfet et il a tenté de nous rassurer en nous indiquant que l’État n’avait pas reçu de NGE un dossier d’ouverture de carrières à examiner », détaille Mickaël, un membre du collectif Stop Carrières – Montcabrier 81.

On pourrait donc croire qu’aucune carrière ne verra alors le jour à proximité de la future autoroute. « Mais à notre grande surprise, il nous a également appris qu’il n’était pas impossible que le futur concessionnaire refasse ses propres calculs en besoin de matériaux pour lancer des projets d’ouverture de carrières sur d’autres communes », poursuit cet opposant. Interrogée à ce sujet, la préfecture du Tarn indique à 20 Minutes ne pas avoir de réponse locale à apporter, le dossier étant « désormais entre les mains du ministère des Transports ».

And the winner is…

Le futur concessionnaire de ce chantier, estimé à plus de 400 millions d’euros, sera choisi parmi trois candidats en lice, dont Vinci et Eiffage, devrait être connu d’ici fin 2021. Les travaux devraient alors débuter dans la foulée pour une livraison attendue en 2025. Théoriquement bien sûr…