Coronavirus : La France étudie les options de rapatriement de ses ressortissants au Brésil

VOLS SUSPENDUS La France interdit les liaisons avec le Brésil, mais les Français qui s’y trouvent ont légalement le droit de revenir sur le territoire national

20 Minutes avec AFP

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Clément Beaune est le ministre délégué aux Affaires européennes depuis juillet 2020.
Clément Beaune est le ministre délégué aux Affaires européennes depuis juillet 2020. — Jacques Witt/SIPA

La France étudie des solutions de rapatriement du Brésil pour ses ressortissants, via des « vols particuliers ou indirects », ainsi que la possibilité de vérifications plus strictes du respect des quarantaines à l’arrivée à France en provenance de certains pays, a indiqué mercredi le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes. « Nos ressortissants ont un droit constitutionnel à rentrer sur notre territoire », malgré les suspensions des vols entre le Brésil et la France en raison de la dangerosité du variant brésilien de la Covid-19, a déclaré Clément Beaune sur France 2.

« C’est ce que nous essayons de faire avec notre ambassade, nos consulats pour trouver une solution ad hoc. Il faut qu’il y ait une bonne raison […] mais cela peut se faire par des vols particuliers ou par des vols indirects », a-t-il précisé.

Le Premier ministre français Jean Castex a annoncé mardi que Paris avait décidé de suspendre « jusqu’à nouvel ordre » tous les vols entre le Brésil et la France. Des interrogations se posent aussi sur le respect de la quarantaine, demandée mais non imposée en France, pour les passagers arrivant de l’étranger, essentiellement des ressortissants français.

Conditions très strictes pour une quarantaine imposée

Clément Beaune a rappelé qu’une décision du Conseil constitutionnel imposait « des conditions juridiques extrêmement strictes, vérifiées par le juge, pour imposer des quarantaines ». « Des quarantaines imposées c’est très encadré », a-t-il insisté. Sur cette base, des vérifications du respect de la quarantaine sont à l’étude pour de « petits volumes de passagers », a-t-il dit.

« On peut le faire pour des petits volumes de passagers, de manière vérifiée, sur des arrêtés préfectoraux et c’est ce qu’on regarde pour le Brésil et pour certains pays », a-t-il expliqué. « On ne peut pas le faire de manière généralisée […]. Il n’y a pas un policier derrière chaque passager. Il faut donc que ce soit sur des petits volumes de passagers », a-t-il insisté.