Coronavirus : 250 magasins de ski écrivent à Jean Castex pour le sensibiliser sur leur situation « d’urgence absolue »

MONTAGNE Dans un communiqué publié mardi, les magasins de ski français estiment leur perte d’activité à 85 % d’une année pré-Covid-19

J.Lau. avec AFP

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Photo d'illustration d'un magasin de ski, durant cette saison marquée par la fermeture des remontées mécaniques.
Photo d'illustration d'un magasin de ski, durant cette saison marquée par la fermeture des remontées mécaniques. — ALLILI MOURAD/SIPA
  • Menés par l’Union sport et cycle qui fédère le secteur, les signataires souhaitent attirer l’attention de Jean Castex sur la spécificité des magasins de montagne qui réalisent l’essentiel de leur chiffre d’affaires sur les quelques mois d’hiver.
  • Les dirigeants ont calculé que « les aides de l’Etat perçues à ce jour ne couvrent que 15 % du chiffre d’affaires annuel de ces entreprises ».
  • Ils appellent « une nouvelle fois à la prise en compte de l’urgence de la situation des acteurs de la montagne ».

Député de la Savoie et co-président de l’agence Savoie Mont Blanc, Vincent Rolland prédisait en janvier auprès de 20 Minutes : « Il va y avoir une crise économique et sociale majeure, malgré les dispositifs d’aide ». Trois mois plus tard, les dirigeants de 250 magasins de ski, qui s’estiment « en urgence absolue », viennent d’écrire au Premier ministre pour demander une meilleure prise en compte de leurs difficultés.

Menés par l’Union sport et cycle qui fédère le secteur, les signataires souhaitent attirer l’attention de Jean Castex sur la spécificité des magasins de montagne qui réalisent l’essentiel de leur chiffre d’affaires sur les quelques mois d’hiver. La perte d’activité s’élève pour eux à 85 % d’une année pré-Covid-19, estiment-ils, ajoutant que « 28 % [des entreprises] ont consommé plus de la moitié de leur prêt garanti par l’Etat ».

« Les aides de l’Etat ne couvrent que 15 % du chiffre d’affaires annuel »

« À l’origine de cette situation critique, des choix récents du gouvernement qui pénalisent les entreprises saisonnières de montagne », poursuit le communiqué diffusé mardi par l’Union sport et cycle. Et de critiquer en particulier « le nouveau calcul du fonds de solidarité », « injuste et largement insuffisant pour couvrir les charges qui incombent à ces entreprises ». Au final, les dirigeants ont calculé que « les aides de l’Etat perçues à ce jour ne couvrent que 15 % du chiffre d’affaires annuel de ces entreprises ».

Ils appellent « une nouvelle fois à la prise en compte de l’urgence de la situation des acteurs de la montagne. » Les opérateurs de remontées mécaniques, les plus directement touchés par l’arrêt de leurs installations décidé pour lutter contre l’épidémie de Covid-19, ont vu leurs aides spécifiques ouvertes fin mars.