Haute-Garonne : Un cheval abattu en plein champ par un inconnu, tout un village cherche des réponses

APPEL A TEMOINS Un homme grisonnant, vêtu de bleu, a été aperçu dans le pré avec un fusil juste après le coup de feu fatal, sur la commune de Mauran, en Haute-Garonne

Hélène Ménal

— 

Un cheval dans un pré. Illustration.
Un cheval dans un pré. Illustration. — EvitaS de PixaBay

Comment peut-on abattre un cheval en plein champ par un beau dimanche de Pâques ? Et surtout pourquoi ? Ces questions taraudent le petit village de Mauran à 70 kilomètres au sud-ouest de Toulouse depuis le 4 avril et la découverte d’une bête agonisante, blessée d’un tir dans le flanc, dans un pré de la commune. Le cheval n’a pas survécu.

Le village de Mauran compte 224 habitants.
Le village de Mauran compte 224 habitants. - Maps4News

« Après avoir entendu un coup de feu aux alentours de 17 heures, un cycliste a aperçu un homme, grisonnant et vêtu de ce qui ressemblait à un bleu de travail, avec un fusil cassé à la main », raconte à 20 Minutes Nicolas Rostaing, le maire de la petite commune isolée entre Garonne et Pyrénées, d’ordinaire « tranquille ».

Une enquête ouverte par les gendarmes

L’édile assure que l’inquiétude plane depuis cette mise à mort inexpliquée. Il n’y avait pas de désaccord entre la propriétaire du cheval, une habitante de la commune, et celui du pré où l’animal paissait depuis peu. « Ça ne peut pas être un chasseur ou une balle perdue, un chasseur ne ferait pas ça et la chasse est fermée. Pour moi, ce cheval n’a pas été frappé par hasard », poursuit Nicolas Rostaing.  Alors, acte d’un déséquilibré, vengeance, nouvel épisode dans l’affaire des mutilations d’équidés ? En l’absence de réponse, le maire et ses administrés se font du souci pour les autres animaux de la commune.

Ils se disent aussi que l’homme en bleu ne peut être arrivé qu’en voiture et « qu’il a pu croiser du monde sur la départementale ». Alors Nicolas Rostaing appelle les éventuels témoins à se manifester. Auprès de la mairie (au 05 61 98 81 41) ou auprès des gendarmes de Cazères (au 05 61 97 00 17)  qui ont ouvert une enquête.