Coronavirus dans le Finistère : 140 personnes verbalisées après une manifestation anti-masques

EPIDEMIE Un rassemblement contre les mesures sanitaires a réuni plus de 600 personnes dimanche à Quimperlé

Jérôme Gicquel

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La députée Martine Wonner a notamment participé au rassemblement dimanche à Quimperlé.
La députée Martine Wonner a notamment participé au rassemblement dimanche à Quimperlé. — Christophe ARCHAMBAULT / AFP

Ils ont répondu à l’appel de l’association A l’ère libre qui défend, selon son site, « les droits et les libertés de nos enfants ». Dimanche après-midi, plus de 600 personnes se sont rassemblées dans le parc Le Bel-Air à Quimperlé (Finistère) pour afficher leur refus de porter le masque et de se faire vacciner. Deux figures controversées avaient répondu à l’invitation de l’association avec la présence dans l’assistance de la députée du Bas-Rhin Martine Wonner, qui s’est illustrée par des positions polémiques depuis le début de la crise sanitaire, et l’avocat Carlo Alberto Brusa, figure de la mouvance complotiste.

La plupart des manifestants ne portaient bien évidemment pas le masque et ne respectaient pas les règles de distanciation sociale au cours du rassemblement qui s’est déroulé dans le calme et s’est achevé vers 17h. En voyant que les gestes barrières n’étaient pas respectés, les autorités, qui avaient autorisé la manifestation, ont vu rouge. « Le préfet du Finistère déplore que, contrairement à l’engagement des organisateurs, une grande partie des manifestants n’ait pas respecté les gestes barrières (port du masque et distanciation physique », indique la préfecture du Finistère dans un communiqué.

Le préfet réfléchit à engager des poursuites contre les organisateurs

Présents sur place, les gendarmes ont dès lors procédé à près de 140 verbalisations pour non-port du masque, défaut d’attestation dérogatoire ou stationnement gênant. « Le préfet du Finistère se réserve la possibilité d’engager des poursuites contre les organisateurs », ajoute la préfecture.

Ce rassemblement des anti-masques et anti-vaccins a également suscité la colère de Michaël Quernez, maire de Quimperlé, qui a condamné « avec la plus grande fermeté les comportements des personnes présentes, celles qui ont contribué à l’organisation et ont par leur action délibérée mis en danger la vie d’autrui ».