Isère : Un retraité condamné à trois ans de prison avec sursis pour l'incendie de quatre antennes relais

ENQUETE L’homme de 62 ans avait mis le feu volontairement à plusieurs installations ces derniers mois en Isère et dans le nord de la Drôme

Elisa Frisullo

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Une antenne relais de téléphonie mobile. (illustration)
Une antenne relais de téléphonie mobile. (illustration) — ALLILI MOURAD/SIPA

Il procédait à chaque fois avec le même mode opératoire. Après des mois d’enquête, les hommes de la section de recherches de Grenoble (Isère)​ ont mis la main sur un retraité, accusé d’avoir incendié plusieurs antennes relais ces derniers mois, a indiqué ce vendredi le parquet de Vienne, confirmant une information du  Dauphiné Libéré. 

L’homme, âgé de 62 ans et sans antécédent judiciaire, a été arrêté mercredi à La Chapelle-de-Surieu pour avoir détruit, notamment par incendie, quatre installations, en Isère et dans le nord de la Drôme, entre les mois d’août et de novembre 2020.

Jugé en comparution immédiate

Pour détruire les installations de téléphonie mobile, il utilisait le même procédé. Le suspect mettait le feu aux pylônes en brûlant à leur pied des pneus, ce qui avait pour conséquence de faire fondre les câbles et de rendre l’antenne inopérante. Un préjudice estimé à 100.000 euros rappelle le parquet de Vienne. Le retraité, qui avait ainsi détruit par le feu de quatre antennes situées à Hauterives, Pact, Assieu et à la Chapelle-de-Surieu avait partiellement avoué les faits au cours de sa garde à vue.

L’homme, un « opposant radicalisé, proche de mouvements complotistes et du conseil national de transition », selon le parquet, a expliqué avoir agi par colère, pour s’opposer « aux mensonges du gouvernement » sur le coronavirus, estimant par ailleurs que la population française aurait dû être consultée sur la mise en place de la 5G. Le prévenu, jugé ce vendredi en comparution immédiate, n’a pas réellement exprimé de regret, selon le parquet, en dehors du fait que ses actes n’aient pas eu de conséquences sur l’action du gouvernement.

Le sexagénaire, qui s’est décrit comme quelqu’un « d'aigri par le confinement, le manque de vie sociale et le manque de contacts » a été condamné à trois ans de prison avec sursis et à l’obligation d’indemniser les parties civiles. Il encourait jusqu’à dix ans de prison et 150.000 euros d’amende.