Dîners clandestins : Perquisition au Palais Vivienne chez Pierre-Jean Chalençon

ENQUETE Mercredi, une perquisition avait déjà été menée chez le cuisinier Christophe Leroy

G. N.

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Le Palais Vivienne, vu de l'extérieur, le 5 avril 2021.
Le Palais Vivienne, vu de l'extérieur, le 5 avril 2021. — THOMAS COEX / AFP

Une perquisition a eu lieu jeudi au Palais Vivienne, propriété du collectionneur Pierre-Jean Chalençon, mis en cause par un reportage de M6 pour l’organisation de dîners clandestins à Paris, a indiqué le parquet de Paris, confirmant une information de Brut. Selon des journalistes de l’AFP, trois policiers sont ressortis de l’immeuble situé dans le centre de Paris après y avoir passé environ une heure. Plus tard, cinq autres policiers ont à leur tour quitté le Palais Vivienne avant de repartir à bord de deux voitures.

La diffusion vendredi d’un reportage par M6 sur des dîners clandestins fastueux à Paris a déclenché une vive polémique le week-end dernier, un des organisateurs, identifié comme étant Pierre-Jean Chalençon, affirmant avoir « dîné dans la semaine dans deux-trois restaurants clandestins » où il aurait croisé « des ministres ». Le reportage faisait notamment état d’un dîner au Palais Vivienne « autour d’un menu caviar et champagne » au prix de « 220 euros par personne » concocté par le cuisinier Christophe Leroy.

Un « mauvais procès »

Il avait enflammé les réseaux sociaux durant le week-end, provoqué des réactions de la classe politique, et entraîné l’ouverture d’une enquête. Depuis, Pierre-Jean Chalençon est revenu sur ses déclarations, en expliquant avoir voulu faire de « l’humour ».

Mercredi, une perquisition avait déjà été menée chez le cuisinier Christophe Leroy. Par la voix de son avocat, Me Thierry Fradet, Christophe Leroy a fait savoir qu’il avait « pu remettre un certain nombre de documents établissant que les prestations qu’il a effectuées l’ont été, comme la loi l’autorise, dans des domiciles privés et non pas dans des établissements recevant du public (ERP) de type restaurant ». « En tout état de cause et contrairement à ce qui a été affirmé de manière peu professionnelle, aucun membre du gouvernement n’a participé aux repas », a ajouté l’avocat dans un communiqué, dénonçant un « mauvais procès » à l’encontre de son client.