Macron annonce le remplacement de l’ENA par un « Institut du Service public »

ELITES Le chef de l’Etat s’est exprimé face à 600 cadres de la haute administration réunis pour la Convention managériale de l’Etat

20 Minutes avec AFP

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Image d'illustration de l'Ecole nationale d'administration (ENA).
Image d'illustration de l'Ecole nationale d'administration (ENA). — Patrick HERTZOG / AFP

C’est un symbole qui disparaît. Ce jeudi, le président de la République a officiellement annoncé la suppression de l’Ecole nationale d’administration (ENA). Il compte le remplacer par un « Institut du Service public » (ISP). Un ENA rebaptisé qui doit devenir plus ouvert, plus divers et plus en phase avec la société, a promis Emmanuel Macron.

« L’ISP formera tous les élèves administrateurs de l’Etat et intégrera un tronc commun à 13 écoles de service public », « une révolution profonde en termes de recrutement » dans la fonction publique, a précisé le chef de l’Etat devant 600 hauts fonctionnaires réunis en visioconférence, dans un discours transmis par l’Elysée.

Créée en 1945

Le chef de l’Etat s’est exprimé face à 600 cadres de la haute administration réunis pour la Convention managériale de l’Etat, organisée en visioconférence par Matignon. Le 25 avril 2019, à l’issue du grand débat national post-crise des « gilets jaunes », Emmanuel Macron avait créé la surprise en annonçant « la suppression de l’ENA » et la fin des grands corps (Conseil d’Etat, Cour des comptes, Inspection des finances, Mines, Ponts etc.).

L’objectif de cette réforme, préparée depuis plusieurs mois par la ministre de Transformation et de la Fonction publique Amélie de Montchalin, est « d’offrir aux Français un service public plus proche, plus efficace, plus transparent et plus bienveillant », explique l’Elysée. Une grande partie de cette réforme sera comprise dans une ordonnance qui doit être adoptée avant le 7 juin après son examen en Conseil des ministres fin mai. Créée en 1945 par le général de Gaulle, l’ENA, qui sélectionne quelque 80 élèves par an, est régulièrement critiquée pour sa formation d’élites « hors sol ».