Coronavirus : La production du vaccin Pfizer/BioNTech en France a commencé

PANDEMIE Environ 15 % de ces doses seront écoulées sur le marché français, et le reste sera distribué dans l’Union Européenne

20 Minutes avec AFP

— 

Un site de production du vaccin Pfizer à Puurs en Belgique (image d'illustration).
Un site de production du vaccin Pfizer à Puurs en Belgique (image d'illustration). — /SIPA

La mise en flacons a commencé. De premiers vaccins Pfizer/BioNTech ont été produits ce mercredi sur le sol français, a confirmé le sous-traitant Delpharm.  Emmanuel Macron a salué cette annonce, même si les doses ne seront pas destinées qu’aux Français.

« Ça a démarré ce matin », a déclaré à l’AFP le groupe Delpharm, qui embouteille en Eure-et-Loir ces vaccins Pfizer/BioNTech, confirmant une annonce faite quelques minutes plus tôt par Emmanuel Macron sur Twitter. « 250 millions de doses de vaccins Covid-19 produites en France en 2021 : voilà notre objectif », s’est félicité le président. « Cela commence concrètement dès aujourd’hui avec les premiers vaccins BioNTech-Pfizer produits sur le site Delpharm de Saint-Rémy-sur-Avre : bravo à toutes les équipes ! », a-t-il salué.

Trois autres vaccins en course

Les vaccins en question ont été livrés mardi en vrac à Delpharm depuis l’usine de BioNTech à Marbourg, en Allemagne, où ils sont fabriqués. Delpharm est chargé de les mettre dans les flacons qui seront distribués aux vaccinateurs.

Même s’ils sortent aujourd’hui de l’usine du Français, ils ne seront pas immédiatement injectés, car il faudra près d’un mois pour les homologuer. Par la suite, ils ne seront pas spécifiquement dédiés aux patients français. Delpharm a précisé à l’AFP que la proportion devrait correspondre au contingent de vaccins anti-Covid prévus par l’Union européenne pour la France sur l’ensemble de ses commandes, soit environ 15 %.

D’ici à quelques jours, un concurrent de Delpharm commencera à mettre en flacons des vaccins Moderna en Indre-et-Loire. Fin mai, l’entreprise Fareva s’occupera du vaccin CureVac – pas encore approuvé dans l’UE – dans l’Eure et dans les Pyrénées-Atlantiques. Enfin, le géant Sanofi prêtera à partir de cet été main-forte à son concurrent Johnson & Johnson en embouteillant son vaccin à côté de Lyon. Déjà approuvé dans l’UE mais sujet à des restrictions pour certaines tranches d’âge, le vaccin AstraZeneca n’est pas pour l’heure censé être embouteillé en France.