Centrale nucléaire : Un réacteur à l’arrêt après un incendie à Paluel en Seine-Maritime

MAINTENANCE Le feu, maîtrisé en moins de deux heures, s’est déclenché vers 22 heures 45 dimanche

20 Minutes avec AFP
Une centrale nucléaire (illustration).
Une centrale nucléaire (illustration). — Alexandre GELEBART/20MINUTES

EDF n’a pas souhaité communiquer immédiatement sur l’incident. Le réacteur 1 de la centrale nucléaire de Paluel en Seine-Maritime est à l’arrêt à la suite d’un incendie survenu dimanche soir sur un transformateur, a-t-on appris mardi auprès de la compagnie d’électricité.

Le feu s’est déclenché vers 22 heures 45 dans la partie non nucléaire des installations et a été éteint lundi à 0 heure 02, selon un communiqué diffusé sur le site Internet de l’entreprise. L’incendie n’a pas fait de blessés mais il a entraîné la mise à l’arrêt automatique du réacteur qui le restera jusqu’au démarrage de sa visite de maintenance samedi.

Le réacteur 3 déconnecté

« Plus de 13.000 activités sont prévues lors de cet arrêt programmé, dont des contrôles approfondis du circuit primaire principal, la visite complète du moteur d’un des deux groupes électrogènes de secours et les épreuves hydrauliques des capacités secondaires », selon la même source. « Cette visite partielle va également permettre les analyses, puis la remise en conformité du transformateur » principal du réacteur 1 touché par l’incendie.

Lundi l’entreprise a également déconnecté le réacteur 3 de Paluel « afin de procéder à des contrôles sur l’une des sources électriques de l’unité ». Les réacteurs 2 et 4 demeurent en revanche connectés au réseau, précise EDF.

Le réacteur 1 de Flamanville reste à l’arrêt

Le redémarrage du réacteur 1 de la centrale nucléaire de Flamanville dans la Manche est par ailleurs à nouveau repoussé, cette fois au 28 avril, a-t-on appris mardi auprès de RTE, gestionnaire du réseau haute tension français. Il a été arrêté le 18 septembre 2019 en raison de problèmes de corrosion. Le 24 mars, RTE avait indiqué que « la sécurité d’approvisionnement » de la France en électricité restait « sous vigilance » pour les trois prochains hivers, étant donné la faible disponibilité du parc nucléaire liée à des maintenances prolongées et au retard du chantier du réacteur EPR en construction à Flamanville.