Quimper, première ville européenne à devenir « zone de liberté » pour les personnes LGBT

TOLERANCE La ville du Finistère a adopté un vœu en ce sens lors de son dernier conseil municipal

C.A.
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Une militante des droits LGBT devant le Parlement européen.
Une militante des droits LGBT devant le Parlement européen. — JOHN THYS / AFP

L’annonce a été faite par l’un des conseillers municipaux sur les réseaux sociaux. Jeudi soir, la ville de Quimper est devenue l’une des premières villes à devenir une « zone de liberté » pour les personnes LGBT. Elu d’opposition à Quimper (Finistère), Karim Ghachem a soumis un vœu lors du dernier conseil municipal de la préfecture du Finistère afin d’engager sa ville comme « zone de liberté » pour les personnes LGBTQIA +. D’après l’élu de La République en marche, Quimper serait la première ville européenne à statuer en ce sens.

En mars, c’est un autre Breton qui s’était fait remarquer sur le même sujet. Député européen du Finistère, Pierre Karleskind avait demandé au Parlement de déclarer l’Union européenne « zone de liberté » pour les personnes LGBT. Un vœu formulé en réponse aux « zones sans idéologie LGBT » instaurées dans plusieurs villes de Pologne. Une idéologie ouvertement homophobe née dans l’esprit d’un journal polonais, qui avait distribué des autocollants à ses lecteurs en 2019. Un mouvement suivi et repris par plusieurs villes et collectivités du pays. « Il est important d’affirmer et de réaffirmer que dans nos territoires, chacune et chacun est libre de vivre sa vie, que Quimper est un espace de liberté et d’épanouissement pour toutes et tous », rappelle Karim Ghachem dans son vœu, auquel était associé Annaïg Le Meur, députée et conseillère municipale d’opposition.

Le conseil municipal de Quimper s’est prononcé à l’unanimité en faveur de ce vœu qui a pour objectif d’éviter les discriminations mais aussi de les dénoncer. L’élu à l’origine de ce texte espère désormais convaincre d’autres collectivités d’adopter ce même engagement.