Coronavirus dans les Pays-de-la-Loire : Face à une « forte tension », les hôpitaux appelés à déprogrammer des opérations

EPIDEMIE L'Agence régionale de santé des Pays-de-la-Loire demande la déprogrammation d'au moins 20% des opérations chirurgicales

J.U.
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Un malade du Covid-19 transféré au CHU d'Angers.
Un malade du Covid-19 transféré au CHU d'Angers. — JF.Monier/AFP
  • La tension se fait sentir dans les services de réanimation des hôpitaux de la région.
  • L'objectif est d'augmenter leur capacité, actuellement de 267 lits.

Seize. C’est le nombre de lits de réanimation encore disponibles en ce moment sur les 267 que comptent au total les hôpitaux des Pays-de-la-Loire. Une tension qui devient « très forte » dans la région et qui a forcé les autorités à réagir. « J’ai demandé à tous les établissements publics et privés de déprogrammer au moins 20 % de leurs opérations », a annoncé le directeur de l’ARS Jean-Jacques Coiplet, ce jeudi soir. Un chiffre qui monte à 40 % au CH de Saint-Nazaire, par exemple, où la situation est particulièrement problématique.

L’objectif est ainsi d’augmenter les capacités en réanimation alors que 127 malades du Covid s’y trouvent, ce jeudi soir, sur un total de 885 personnes hospitalisées. « Il faut que les coopérations entre les établissements du public et du privé s’organisent le mieux possible, poursuit Jean-Jacques Coiplet. Nous pourrons organiser des transferts de patients, des prêts en personnels… » Mais aussi accueillir de nouveaux malades d'Ile-de-France, dont plusieurs arrivées sont prévues la semaine prochaine. Seize ont déjà été accueillis ces derniers temps.

La situation se dégrade

Une organisation nécessaire alors que la situation épidémiologique continue de se dégrader dans la région. En une semaine, le taux d’incidence a progressé de 31 % pour atteindre 277 cas pour 100.000 habitants. C’est en Vendée où la hausse est la plus forte (+48 %) avec une incidence qui dépasse désormais légèrement la moyenne régionale (280).

« L’épidémie accélère avec un taux de contamination de 1,3 [c’est-à-dire que dix personnes en contaminent 13], constate le Dr Pierre Blaise, directeur scientifique de l’ARS. Le variant, devenu largement majoritaire, est venu changer la donne. »