Nîmes : Une deuxième prison ouvrira d'ici 2027 sur l'ancien site d'Oc'Via

JUSTICE Les travaux devraient débuter en 2024

N.B.
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Dans une prison en France (illustration)
Dans une prison en France (illustration) — KONRAD K./SIPA
  • Une deuxième maison d’arrêt ouvrira d’ici 2027 dans le Gard.
  • Les travaux devraient débuter en 2024, sur l’ancien site d’Oc’Via, à Nîmes.
  • La prison de Nîmes est la plus bondée du pays : elle souffre d’une densité de 193 %.

La nouvelle maison d’arrêt du Gard, promise depuis de longues années, ouvrira d’ici 2027 sur l’ancienne base Oc’Via, à Nîmes (Gard), la société qui avait mené le chantier du contournement ferroviaire. Le maire de la capitale gardoise, Jean-Paul Fournier (LR), en a eu la confirmation mercredi, lors d’un entretien téléphonique avec le garde des Sceaux, Eric Dupont-Moretti, indique la commune. Les travaux, dont le coût devrait avoisiner les 150 millions d’euros, débuteront en 2024.

« Je me réjouis de cette décision qui va permettre la création d’emplois directs et indirects, mais aussi et surtout de renforcer les moyens d’action de la justice au niveau local dans la lutte contre la grande délinquance qui gangrène notre territoire, et en particulier le trafic de drogue », confie Jean-Paul Fournier, qui se réjouit que sa commune ait été choisie, et non Alès, comme cela avait été d’abord envisagé. « Le bon sens a gagné. Outre la question de la sécurité, 80 % des besoins judiciaires concernent la partie sud du département. Il semblait cohérent d’installer cet établissement à Nîmes, avec la présence d’une Cour d’assises et d’une Cour d’appel. »

« Rien n’a avancé »

Il existe déjà une maison d’arrêt à Nîmes, qui devrait bénéficier dans les prochaines années de 150 places supplémentaires. Selon les chiffres publiés le 1er février dernier par le ministère de la Justice, cette prison souffre d’une densité de 193 %, la plus forte du pays. Au 1er janvier, 386 personnes y étaient détenues, pour une capacité réelle de 200 places.

Ce n’est pas nouveau : cette prison truste le podium des plus surchargées depuis des années. « La situation est la même à Nîmes depuis cinq ou six ans, il y a une véritable explosion des détenus, confiait à 20 Minutes le 10 février Laurens Maffre, secrétaire régional du syndicat Ufap-Unsa de l’administration pénitentiaire. Il y a quatre ans, le premier ministre, Manuel Valls, et le ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, s’étaient rendus sur place, on leur avait dit : "Faites quelque chose". Rien n’a avancé. »