Vaccination : Médecins et pharmaciens veulent aussi recevoir des vaccins Pfizer et Moderna

CORONAVIRUS Jusqu’ici, les vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna sont réservés aux hôpitaux et centres de vaccination

20 Minutes avec AFP

— 

Une pharmacie à Paris (image d'illustration).
Une pharmacie à Paris (image d'illustration). — ISA HARSIN/SIPA

Deux syndicats de médecins généralistes (MG France) et de pharmaciens d’officine (FSPF) ont demandé au gouvernement, ce mercredi, de leur ouvrir l’accès aux vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna, réservés jusqu’ici aux hôpitaux et centres de vaccination.

Suspendus depuis plus d’un mois aux livraisons insuffisantes d’AstraZeneca, les soignants libéraux pressent pour pouvoir utiliser les autres vaccins anti-Covid.

Une conservation plus facile

Car chez les généralistes, « les listes d’attente de patients éligibles (…) totalisent plus de 8 millions de candidats », affirme dans un communiqué MG France, qui « réclame la mise à disposition de tous les vaccins », y compris ceux à ARN, dont « les conditions de stockage ont évolué, les rendant beaucoup plus accessibles en ville ».

L’Agence européenne des médicaments (EMA) a autorisé la semaine dernière le stockage du sérum de Pfizer à des températures de congélateur standard (entre -15°C et -25°C, contre -60°C à -90°C précédemment), comme c’était déjà le cas pour celui de Moderna. « Nous avons la compétence et les équipements nécessaires », assure Philippe Besset, président de la FSPF, dans un communiqué commun avec l’Association des maires ruraux de France (AMRF).

Les pharmacies pourraient « vacciner un million de personnes par semaine »

Les officines, qui sont « souvent le seul point d’accès au système de santé » hors des grands centres urbains, pourraient « vacciner un million de personnes par semaine », affirment ces deux organisations. « Leur refuser d’administrer les vaccins à ARN messager (…) retarderait d’autant plus l’atteinte de l’immunité collective nécessaire pour retrouver une vie normale », ajoutent-elles.

Mardi, lors d’un point presse hebdomadaire sur la campagne vaccinale, le ministère de la Santé a indiqué que « Pfizer a vocation à aller dans les centres de vaccination », mais que « la question se pose pour Moderna, qui pourrait tout à fait passer en ville ». En attendant, les libéraux continueront de recevoir le vaccin AstraZeneca (3 millions de doses attendues en avril), auquel s’ajoutera celui de Janssen (groupe Johnson & Johnson), qui ne nécessite qu’une seule injection et devrait « arriver dans la deuxième quinzaine d’avril », avec 600.000 doses prévues avant mai et huit millions d'ici la fin du mois de juin.