Coronavirus à Lyon : Une enquête ouverte pour identifier les organisateurs de la fête sauvage des quais de Saône

JUSTICE Mardi soir, près de 300 personnes, essentiellement des jeunes non masqués, se sont retrouvées sans masque pour danser sur les quais de Saône de Lyon

C.G. avec AFP

— 

Les quais de Saône de Lyon où s'est déroulée mardi soir une fête sauvage en présence de 300 personnes.
Les quais de Saône de Lyon où s'est déroulée mardi soir une fête sauvage en présence de 300 personnes. — Konrad / Sipa

La réaction du parquet ne s’est pas fait attendre. Au lendemain de la fête sauvage, qui s’est déroulée mardi soir sur les quais de Saône à Lyon, le procureur de la République a indiqué avoir ouvert une enquête pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « non-respect des mesures sanitaires ».

Une heure avant le couvre-feu, près de 300 personnes (essentiellement de jeunes gens) se sont subitement retrouvées en bord de Saône pour trinquer en musique et danser. Sans porter de masques non plus. Et sous l’œil incrédule de passants n’ayant pas manqué de s’indigner sur les réseaux sociaux. L’enquête a été confiée à la DDSP du Rhône, direction départementale de la sécurité publique.

Les participants appelés à se faire dépister

« Il s’agit à présent d’identifier les organisateurs de la fête avec l’exploitation notamment de la vidéosurveillance », précise le parquet, saisi par le préfet du Rhône dans le cadre de l’article 40 du Code de procédure pénale.

« Rassemblement irresponsable et inacceptable sur les quais. Compte tenu de la proximité de la Saône et du danger qu’aurait créé une intervention, le préfet a demandé aux forces de l’ordre de ne pas intervenir », avait tweeté la préfecture mardi en début de soirée quelques heures après les faits.

« J’enjoins les personnes qui ont participé à ce rassemblement à se faire tester et à s’isoler. Il y avait très certainement des personnes positives dans cette foule et on voit que personne n’avait de masque », a déclaré mercredi Marlène Schiappa, ministre en charge de la Citoyenneté. Elle leur a demandé en ce sens « d’être responsables ».