Coronavirus : L’école n’aurait qu’un rôle mineur dans les contaminations, explique une nouvelle étude

EPIDEMIE L’école ne serait ainsi que le reflet de l’augmentation de la circulation du Covid-19 dans le reste de la société, pas la cause

R. G.-V.

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Lors de tests salivaires dans une école de Nice. (illustration)
Lors de tests salivaires dans une école de Nice. (illustration) — SYSPEO/SIPA

Le débat sur la fermeture ou non des écoles pour des raisons sanitaires fait toujours rage. Alors que le gouvernement tient jusque-là toujours sa position de ne les fermer qu’en dernier recours, il est tout de même sous pression des épidémiologistes et des oppositions. Une nouvelle étude, relayée par France Inter, donne néanmoins des arguments à Jean-Michel Blanquer, qui ne veut pas entendre parler d’une fermeture des établissements scolaires. Selon les résultats préliminaires de l’étude VIGIL, menée par des pédiatres sur 4.000 enfants depuis le mois de juin, l’école ne jouerait qu’un rôle mineur dans les contaminations.

Dans près des trois quarts des cas, c’est bien en famille qu’ont lieu les contaminations, mais « si l’on distingue le contaminateur, ce sont plus souvent des adultes que des enfants », affirme Robert Cohen, pédiatre infectiologue à l’hôpital intercommunal de Créteil. Pourtant, le taux d’incidence explose bien ces derniers temps chez les enfants. Pour le superviseur de l’étude, c’est avant tout lié au fait qu’on teste de plus en plus les jeunes.

Bref, si la circulation du virus augmente dans les écoles, ce n’est là que « le reflet et non la cause » de l’augmentation de la circulation du virus dans le reste de la société, analyse la Société française de pédiatrie. Ladite société est d’ailleurs très opposée à la fermeture des écoles. Pour elles les conséquences seraient délétères : violences intrafamiliales, hausse des inégalités sociales, aggravation de la détresse mentale des enfants. Tout au plus préconise-t-elle, en dernier recours, la fermeture des collèges et lycées.