Bretagne : Trois morts en 24 heures… L’appel à la vigilance des autorités avec les grandes marées

NOYADE La météo estivale pousse de nombreux promeneurs à s’aventurer en bord de mer alors que les coefficients sont très élevés

Camille Allain
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Illustration d'un pêcheur à pied dans la baie du Mont Saint-Michel.
Illustration d'un pêcheur à pied dans la baie du Mont Saint-Michel. — C. Allain / APEI / 20 Minutes
  • Deux accidents tragiques survenus sur le littoral breton lundi.
  • La préfecture maritime de l’Atlantique (Premar) alerte la population des dangers de ces grandes marées, qui se poursuivent jusqu’au jeudi 1er avril.
  • Les sauveteurs rappellent qu’il est nécessaire de se renseigner sur les horaires des marées et les prévisions météorologiques, d’éviter de sortir seul et de posséder un moyen de communication sur soi.

Edit: Un troisième décès est à déplorer. Le mardi 30 mars vers midi, un pêcheur à pied a été emporté par une vague dans l’anse Ar Viben à Saint-Guénolé, dans le Finistère. Il est décédé. L'homme avait 64 ans.

Cette fin de mois de mars est noire sur les côtes du Morbihan. Noire de monde, d’abord, en raison de la météo quasi estivale qui inonde la plus grande partie de la France, y compris la Bretagne. Mais aussi sombre en raison de deux accidents tragiques survenus sur le littoral. Lundi, un homme d’une soixante d’années a été happé par une vague vers 17 h 30 à Saint-Pierre-de-Quiberon et est décédé.

Quelques minutes plus tôt, un couple avait été emporté en tentant de regagner le continent après une marche autour de l’île de Berder, dans le golfe du Morbihan​. Secourue, la femme avait pu être sauvée et est hors de danger. Son mari, un homme de 56 ans était malheureusement décédé. Des occupants de l’île avaient pourtant formellement déconseillé au couple de tenter la traversée en raison des courants puissants générés par les forts coefficients de marée.

La plus grande vigilance recommandée aux promeneurs

Lundi, les centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (Cross) ont multiplié les opérations de sauvetage pour porter secours à des personnes isolées ou tombées des rochers. Suffisant pour inciter la préfecture maritime de l’Atlantique (Premar) à alerter la population des dangers de ces grandes marées, qui se poursuivent jusqu’au jeudi 1er avril. L’objectif : inviter à la plus grande vigilance.

« Le très beau temps annoncé cette semaine ne doit pas occulter le fait que l’état de mer, en ce début de printemps, est encore marqué par l’effet de la houle résiduelle générée par les dépressions hivernales. La houle occasionne des vagues déferlantes espacées de plusieurs minutes, qui peuvent surprendre les personnes qui s’aventurent imprudemment sur les rochers », explique la Premar.

Ne pas sortir seul et conserver un moyen de communication sur soi

Les sauveteurs aiment à rappeler que ces accidents « n’arrivent pas qu’aux autres » et qu’il est nécessaire de se renseigner sur les horaires des marées et les prévisions météorologiques et d’éviter de sortir seul. Il est également conseillé de garder un moyen de communication sur soi (appel au 196 pour joindre le Cross) et de toujours garder un repère visuel et un éventuel point de repli sur la côte en cas de problème.

L’an dernier, au moment du déconfinement et des premiers beaux jours, les accidents en mer ou sur le littoral s’étaient multipliés en Bretagne. Occasionnant là aussi des noyades souvent fatales.