Coronavirus à Nice : Francis Lalanne chante contre les restrictions… et fait s’embrasser des manifestants

AGITATEUR La prestation du chanteur, qui participait à un rassemblement « pro-libertés », a suscité des réactions indignées

F.Bi.

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Francis Lalanne, lors d'une manifestation à Paris samedi
Francis Lalanne, lors d'une manifestation à Paris samedi — SEVGI/SIPA
  • Dimanche, Francis Lalanne a participé à une manifestation anti-restrictions à Nice.
  • Le chanteur a fait s’embrasser les manifestants réunis sans masque sur la place Garibaldi, les appelant à « commettre un délit ».

Il n’y avait pas beaucoup de masques dimanche sur la place Garibaldi, ou alors sous le menton. Dans le centre de Nice, une nouvelle manifestation « pro libertés » qui a réuni jusqu’à 350 personnes a été marquée par la prestation de Francis Lalanne venu lui aussi protester contre les restrictions décodées par le gouvernement pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Et alors que le taux d’incidence est reparti à la hausse en fin de semaine dans les Alpes-Maritimes, le chanteur a fait s’embrasser son public du jour, suscitant des réactions indignées sur les réseaux sociaux.

Sous le coup d’une enquête pour « provocation à la commission d’atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation » après une tribune fin janvier appelant à « mettre l’Etat hors d’état de nuire », l’interprète d’On se retrouvera est venu haranguer les foules.

Guitare en bandoulière, appelant son public du jour à chanter avec lui, « fort la voix », Francis Lalanne, autoproclamé « résistant », a conclu son show en proposant aux manifestants « de commettre un délit sous les yeux des forces de l’ordre qui ne diront rien » au mépris des gestes barrière. « Je vous propose de vous embrasser les uns les autres. Partagez ! Partagez ! Que tous ceux qui vont voir la vidéo dans les rues s’embrassent les uns les autres », a-t-il lancé. Et le public, qui comprenait des « gilets jaunes », des membres du groupe Bas les masques pour nos enfants ou encore des militants de Réinfo Covid, s’est exécuté.

Une « insulte aux morts du Covid »

« C’est criminel c’est honteux…. C’est une insulte aux morts du Covid et à toutes les personnes qui se démènent pour endiguer l’épidémie », a réagi une utilisatrice de Twitter en réponse à une publication de la séquence. « Bravo à lui, et aux êtres encore humains qui ont célébré la vie. Oui la vie, et non la culture de la trouille et de la mort que vous entretenez », répondait au contraire un autre.

Depuis dix jours, le département des Alpes-Maritimes, l’un des plus touchés de France, est soumis à de nouvelles restrictions. Dimanche, le taux d’incidence, le nombre de cas pour 100.000 habitants, est reparti à la hausse. Il s’élève désormais à 454 contre 410 la semaine dernière. Et le nombre de malades du Covid-19 pris en charge dans des services de réanimation a atteint un niveau record.