Mairie de Paris : Audrey Pulvar fait polémique en s’exprimant sur les réunions non-mixtes

REGIONALES Bienvenue dans la nouvelle polémique de la semaine

20 Minutes avec AFP
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Audrey Pulvar, adjointe à la mairie de Paris
Audrey Pulvar, adjointe à la mairie de Paris — Eric DESSONS/JDD/SIPA

La candidate PS pour les régionales en Ile-de-France, Audrey Pulvar, a fait bondir la droite ce dimanche en estimant qu’une personne blanche qui assisterait à une réunion consacrée aux discriminations pour les personnes noirs ou métisses pourrait rester « spectateur silencieux ». Interrogée samedi par BFMTV sur la polémique autour du syndicat étudiant Unef, l’adjointe à la Mairie de Paris a déclaré : « Que des personnes discriminées pour les mêmes raisons et de la même façon sentent la nécessité de se réunir entre elles pour en discuter, ça ne me choque pas profondément. » Et « s’il se trouve que vient à cet atelier sur le racisme contre une femme blanche, un homme blanc, il n’est pas question de la ou le jeter. En revanche, on peut lui demander de se taire, d’être spectateur ou spectatrice silencieux. »

Ces déclarations interviennent après une semaine d’intenses polémiques autour de l’Unef dont la présidente, Mélanie Luce, avait défendu l’organisation de réunions « non-mixtes » pour « permettre aux personnes touchées par le racisme de pouvoir exprimer ce qu’elles subissent ». Les propos d’Audrey Pulvar, une proche d’Anne Hidalgo, ont provoqué des commentaires indignés à droite, à l’extrême droite et jusque dans la majorité présidentielle.

Incompréhension de la droite

« Dans ma région, aucun habitant ne doit être discriminé pour la couleur de sa peau. Il n’y a pas de racisme "acceptable" », a réagi sur Twitter l’actuelle présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (ex-LR, Libres !). La tête de liste LREM en Ile-de-France, Laurent Saint-Martin, a dénoncé une « forme d’essentialisme » qui « est à la base de la construction de la pensée raciste ».

« Après avoir été élue grâce à des élus Verts qu’elle qualifie d’anti-républicains, que dit Anne Hidalgo de son adjointe ségrégationniste ? », a demandé Rachida Dati (LR). La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a, elle, estimé que « le parquet doit engager des poursuites pour provocation à la discrimination raciale contre Audrey Pulvar ».

« C’est cette gauche qui patauge dans l’islamo-gauchisme et la haine des blancs qui aspire à présider la première région de France ? », s’est interrogé son lieutenant, Jordan Bardella, lui-même candidat pour les régionales en Ile-de-France. Audrey Pulvar, ancienne journaliste de 49 ans, a en revanche reçu le soutien à gauche de Jean-Luc Mélenchon. « Audrey Pulvar n’est pas raciste ! Elle a juste compris ce qu’est un groupe de parole », a estimé le chef de file de la France insoumise sur Twitter.