Coronavirus : Plus de 21.000 élèves contaminés dénombrés par l’Education nationale cette semaine

EPIDEMIE Le nombre des contaminations chez les élèves est en hausse de 40 % par rapport à la semaine dernière

20 Minutes avec AFP
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Lors de tests salivaires dans une école de Nice.
Lors de tests salivaires dans une école de Nice. — SYSPEO/SIPA

Le nombre d’élèves contaminés par le coronavirus a augmenté en une semaine, passant de plus de 15.000 à plus de 21.000, a annoncé ce vendredi le ministère de l’Education nationale. Dans le détail, 21.183 élèves ont été contaminés sur un total de 12.400.000, soit un taux de 0,17 % (contre 0,13 % il y a une semaine), précise le ministère dans un communiqué. Côté personnels, le nombre de personnes contaminées est également en hausse de 1.809 à 2.515 soit un taux de 0,22 %.

Sur l’ensemble du territoire, 3.256 classes (contre 2.018 il y a une semaine) sont fermées sur 528.400, et 148 structures scolaires (contre 80) le sont sur 61.500, dont 116 écoles, 22 collèges et 10 lycées. Pour la première fois sont communiquées des informations sur les tests salivaires réalisés dans les écoles. La semaine dernière, sur 320.285 tests proposés, 200.404 tests ont été réalisés, et se sont révélés positifs à 0,49 %.

La fermeture des écoles en « un ultime recours »

Le ministre de la Santé Olivier Véran a répété jeudi que les écoles resteraient ouvertes, si besoin avec un protocole sanitaire encore renforcé, et ne seraient fermées qu’en dernier recours. Mais face à la propagation de l’épidémie, les syndicats s’alarment d’une situation de plus en plus tendue dans de nombreux endroits.

Chez les médecins ou les politiques, des voix s’élèvent pour demander une fermeture. Le député MoDem Jean-Louis Bourlanges, allié de la majorité, a ainsi jugé ce vendredi qu’on n'« échappera pas à une fermeture scolaire » tandis que la proposition de la présidente de l’Ile-de-France Valérie Pécresse d'« avancer » les vacances d’avril trouve des soutiens chez LR et le RN.

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal avait pour sa part estimé jeudi que la proposition de Valérie Pécresse était « utile », mais qu’une fermeture des écoles devait rester « un ultime recours ». L’association Régions de France a par ailleurs réclamé ce vendredi que les agents des établissements scolaires soient vaccinés au même titre que les enseignants à partir de la mi ou la fin avril, échéance évoquée par Emmanuel Macron lundi.