Coronavirus à Lille : Martine Aubry dénonce « les coups de com' » du gouvernement sur la vaccination

PANDEMIE La maire de Lille estime qu’il y a un gros décalage entre les annonces gouvernementales et la réalité sur la campagne de vaccination

F.L. avec AFP
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Martine Aubry, maire de Lille.
Martine Aubry, maire de Lille. — M.Libert / 20 Minutes
  • La maire de Lille, Martine Aubry, a vivement critiqué la politique du gouvernement en matière de vaccination.
  • Elle dénonce des coups de communication le week-end alors les doses manquent.

Des paroles pas vraiment suivies d’actes. La maire PS de Lille Martine Aubry a dénoncé jeudi un « manque d’organisation et de transparence » du gouvernement dans la campagne de vaccination, s’inquiétant également d’un « dérapage » de l’épidémie de Covid-19 faute de restrictions suffisantes.

En matière de vaccination, même si « c’est très compliqué, que les doses n’arrivent pas, il y a aussi un problème d’organisation, un problème de transparence dans la répartition des doses », a déclaré Martine Aubry dans un point de presse à l’hôtel de ville.

A plusieurs reprises, le gouvernement a demandé à la municipalité d’ouvrir des centres de vaccination « dans des délais extrêmement brefs », avant « d’annuler » au dernier moment par manque de doses, a regretté la maire.

« En ce moment ça dérape complètement »

Elle a aussi déploré des « coups de communication », avec des opérations de vaccination massives organisées ces derniers week-ends « sous l’œil des caméras » alors que « ce qu’on fait le week-end, on ne le fait pas dans la semaine ».

« Le mercredi 17 mars, on nous dit "il faudrait ouvrir le Zénith" le week-end suivant pour une opération de grande ampleur, puis « le vendredi on nous dit qu’il n’y aura pas les doses », a-t-elle notamment insisté. « Et puis on a appris qu’on avait ouvert l'hippodrome de Marcq-en-Baroeul​ faisant cette opération avec le groupe Ramsay, un groupe privé, plutôt que de le faire avec nous, le public », a-t-elle ajouté. « Rebelote cette semaine, on nous dit « on va ouvrir le Zénith » et hier on nous dit « non, il n’y a pas les doses » alors que l’hippodrome doit encore ouvrir, s’est-elle « étonnée ».

Elle a aussi jugé qu’il fallait « sans doute d’autres mesures en attendant une vaccination beaucoup plus lourde », pour freiner l’épidémie, regrettant que le président Emmanuel Macron « ait décidé de ne pas confiner » en février. « En ce moment ça dérape complètement » et aujourd’hui, malgré les nouvelles mesures imposées notamment dans les Hauts-de-France et en Ile-de-France « on a l’impression que la vie continue comme juste avant […] donc là, ça ne va pas », a-t-elle jugé.