Coronavirus à Menton : « Des gens ne peuvent plus payer », la ville lance une mutuelle communale face à la crise sanitaire

SOCIAL La mairie est contactée par « des gens qui nous disent qu’ils ne peuvent plus payer » leur complémentaire santé

20 Minutes avec AFP
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Une association négocie les contrats avec plusieurs mutuelles (Illustration)
Une association négocie les contrats avec plusieurs mutuelles (Illustration) — Stephane de Sakutin afp.com

« Au départ, c’était pour ceux qui n’ont pas de mutuelle. Mais à l’arrivée, c’est pour des gens qui nous disent qu’ils ne peuvent plus payer la leur », explique l’adjointe à l’action sociale et à la santé. A Menton (Alpes-Maritimes), la mairie a lancé au début du mois une mutuelle communale qui pourrait être prochainement étendue et proposée aux 70.000 habitants de son agglomération, en réponse à la crise sanitaire du Covid-19.

« On s’est aperçu que les gens hésitaient à se soigner, pour les plus jeunes », poursuit le Dr Patricia Martelli, élu de cette municipalité LR. « Pour les plus anciens, qui ont besoin de prothèses dentaires et oculaires, on part du principe que la Sécurité sociale ne pourra plus tout payer car elle engage des frais tels que ça va créer un déficit abyssal ».

Aucun argent public investi

Seule commune des Alpes-Maritimes acquise à la droite à proposer sa propre complémentaire santé, Menton n’investit aucun argent public dedans. La ville a seulement signé une convention avec l’association Mut’Com.

Celle-ci « négocie les contrats avec plusieurs mutuelles pour avoir les tarifs les plus bas », détaille l’adjointe. « Il n’y a pas ni questionnaire médical ni conditions de ressources et des petits plus : la gratuité au troisième enfant, une participation pour la licence sportive ».

« On avait à peine lancé ça qu’on avait déjà une cinquantaine de personnes qui téléphonaient », notamment des demandeurs d’emploi, des personnes âgées, souvent veuves, des étudiants, ajoute l’élue, qui table à terme sur 2.000 à 4.000 adhérents.