Salariés des centres d’appels et hôtes d’accueil appelés à la grève les 24 et 25 mars

MOUVEMENT SOCIAL Une réunion entre patronat et syndicat a été interrompue face au refus du patronat d’accorder des augmentations aux 103.000 salariés

20 Minutes avec AFP

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Le centre d'appels du CHU de Nancy (image d'illustration).
Le centre d'appels du CHU de Nancy (image d'illustration). — POL EMILE/SIPA

Les salariés des centres d’appels ou encore les hôtes et hôtesses d’accueil sont appelés à la grève les 24 et 25 mars par trois syndicats mécontents du refus des organisations patronales d’augmenter les salaires de ces salariés de « première et deuxième ligne ».

La CGT, FO et SUD demandent dans un communiqué « une augmentation de salaire immédiate et une prime Covid, appellent les salariés des centres d’appels, de l’accueil (…) et les salariés sous convention collective P2ST (prestataires de services du tertiaire), à se mettre en grève le 24 et 25 mars 2021 ». Cette branche recense 8.500 entreprises qui comptabilisent 103.000 salariés en France, dans des secteurs qui comprennent également la traduction, le recouvrement, ou encore le télésecrétariat.

Sous le montant du Smic

Avec la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC, ces syndicats ont interrompu le 15 mars la réunion de commission paritaire en raison « du refus catégorique des organisations patronales d’augmenter du moindre centime d’euro les salariés de première et deuxième ligne », précisent-ils. Les syndicats déplorent que trois échelons, représentant 86 % des salariés de la branche, se trouvent désormais en dessous du Smic après sa revalorisation.

« Dans les centres d’appels, le premier confinement s’est traduit par un "quoi qu’il en coûte" à leur santé, et l’obligation de travailler sur site », poursuivent les organisations en pointant du doigt le rôle des cinq géants Teleperformance, Sitel, Comdata, Phone Regie ou Iqera qui n’ont pas interrompu leur activité au plus fort du confinement du printemps 2020. « Les organisations patronales refusent de reconnaître les efforts consentis. Pourtant, certains grands groupes ont continué d’engranger des bénéfices et d’augmenter leurs dirigeants », assurent encore les organisations syndicales.