Coronavirus : L'armée et les pompiers vont déployer au moins 35 vaccinodromes, annonce Olivier Véran

PANDEMIE Ces structures doivent permettre à la France d’écouler toutes les doses de vaccin contre l’épidémie de Covid-19 qu’elle doit recevoir au mois d’avril

20 Minutes avec AFP
— 
L'armée était intervenue en mars 2020 à Mulhouse pour aider à la lutte contre le Covid-19.
L'armée était intervenue en mars 2020 à Mulhouse pour aider à la lutte contre le Covid-19. — SEBASTIEN BOZON / AFP

L’armée et les pompiers vont déployer « au moins 35 » grands centres de vaccination contre le  Covid-19, « pour pouvoir être capables d’utiliser » toutes les doses qui seront livrées à la France « à partir du mois d’avril », a affirmé ce lundi le ministre de la Santé.

« Le service de santé des armées va travailler à développer un certain nombre de grands centres de vaccination – on peut les appeler "vaccinodromes" ou "mégacentres", quel que soit le nom », a déclaré  Olivier Véran lors d’un déplacement à Epinay-sous-Sénart (Essonne) en compagnie de sa collègue déléguée chargée des Sports, Roxana Maracineanu.

Objectif 10 millions

« Il y a au moins 35 centres qui vont être déployés à la fois par l’armée et les pompiers sur le territoire national. Et nous en déployons avec l’Etat, l’Assurance maladie, un certain nombre d’autres aussi », a ajouté le ministre de la Santé. Ces 35 centres, pris en charge par l’armée, s’inscrivent dans les un à deux grands centres de vaccination par département gérés par le ministère et l’assurance maladie.

Il s’agit pour les autorités de « pouvoir être capables d’utiliser tous les vaccins qui nous sont livrés à partir du mois d’avril pour vacciner massivement les Français », a-t-il poursuivi. Olivier Véran a réaffirmé l’objectif de « 10 millions de primovaccinés à la mi-avril, et puis ça va augmenter, parce que les apports de vaccin vont augmenter », a-t-il assuré.

Des vaccins acheminés dans les territoires d’Outre-mer

Le ministère des Armées précise que, le concernant, « la réflexion en cours concerne les hôpitaux d’instruction des armées », au nombre de huit sur le territoire national. « On envisage une intensification de la vaccination dans ces hôpitaux en fonction de nos moyens et du nombre de doses mises à disposition », explique-t-on au sein du ministère.

« Les armées sont déjà très engagées aujourd’hui aux côtés des autres services de l’Etat et de la Santé publique dans la gestion de la crise du Covid », commentait dimanche sur BFMTV leur chef d’état-major, le général François Lecointre, en évoquant notamment l’acheminement par voie militaire de vaccins dans les territoires d’Outre-mer.

Le service de santé des armées (SSA) a également déployé une cinquantaine de ses personnels en renfort à Mayotte, afin de gérer dix lits de réanimation supplémentaires au sein du centre hospitalier. Pendant la première vague épidémique, au printemps 2020, les militaires français avaient également contribué à l’effort collectif sous le parapluie de l’opération « Résilience » : ouverture  d’une structure médicale de réanimation sous tente à Mulhouse (Haut-Rhin), transfert de patients par voie aérienne ou encore convoyage de matériel médical et de renforts outre-mer.