Coronavirus dans les Pays-de-la-Loire : Préfecture et mairie durcissent le ton après un carnaval « irresponsable » près de Nantes

EPIDEMIE Plusieurs centaines de personnes se sont réunies à Rezé, samedi après-midi

Julie Urbach

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Confettis et piñata. (Illustration)
Confettis et piñata. (Illustration) — Kiempictures/Pixabay
  • Un carnaval a réuni plusieurs centaines de personnes dans les rues de Rezé, près de Nantes, samedi.
  • La préfecture demande aux participants de se faire tester et menace de devoir décider de nouvelles mesures.

Ils étaient beaucoup moins nombreux qu'à Marseille mais ont eux aussi bravé l’interdit ce week-end. Samedi après-midi, plusieurs centaines de personnes se sont réunies dans les rues de Rezé, près de Nantes, à l’occasion d’ un carnaval qui n’avait pas été déclaré en mairie. Plusieurs vidéos, qui circulent sur les réseaux sociaux, montrent une foule joyeuse et compacte, accompagnée de fanfares, en train de déambuler, chanter et danser sous un beau soleil… Le tout en oubliant le plus souvent de porter un masque et de respecter les règles de distanciation sociale.

Assez pour que le préfet de Loire-Atlantique réagisse par voie de communiqué ce lundi. « La préfecture invite l’ensemble des participants à faire un test PCR dans les 72 heures suivant l’événement et à respecter scrupuleusement les mesures barrières dans l’attente du résultat du test (port du masque obligatoire, isolement). Pour les personnes dont le test est positif, il conviendra également de prévenir les cas contacts identifiés et de consulter un médecin si besoin. »

Des mesures « si la situation sanitaire continue à se dégrader »

Alors que les contaminations sont en hausse ces derniers jours en Loire-Atlantique, le ton de la préfecture se fait ensuite plus menaçant. « Si la situation sanitaire continue à
se dégrader, des mesures de confinement similaires à celles applicables depuis vendredi
dans d’autres régions de France devront être prises pour limiter l’engorgement des
hôpitaux du département, ce qui n’est pas dans l’intérêt de tous », estime le préfet
Didier Martin.

De son côté, la mairie de Rezé fustige le comportement « irresponsable » du collectif de La Commune, qui organisait l’événement, et de ses participants. « Mis devant le fait accompli, qu’aurions-nous pu faire ?, écrit Hervé Neau, le maire de la ville. A l’évidence, rien par nous-mêmes, ne disposant ni de la compétence, ni d’aucun moyen humain adapté pour faire cesser un tel trouble. On peut, de surcroît, douter sérieusement de la pertinence d’un recours aux forces de l’ordre, dans le cadre d’un évènement par ailleurs pacifique, rassemblant notamment beaucoup d’enfants. »