Rennes : Un jeune homme en état de mort cérébrale après une fusillade à Cleunay

ENQUETE Deux hommes d’origine tchétchène ont été blessés par des coups de feu

C.A.
— 
Des coups de feu ont été tirés devant le Carrefour City de Cleunay le 17 mars 2021. Deux jeunes Tchétchènes ont été blessés.
Des coups de feu ont été tirés devant le Carrefour City de Cleunay le 17 mars 2021. Deux jeunes Tchétchènes ont été blessés. — C. Allain / 20 Minutes

EDIT: Le jeune homme de 22 ans est décédé le 18 mars dans la chambre d'hôpital où il avait été admis la veille. Le tireur présumé a été mis en examen pour meurtre. 

Un jeune homme âgé de 22 ans se trouve en état de mort cérébrale ce mercredi à Rennes​. Hospitalisé au CHU Pontchaillou, cet homme d’origine tchétchène a été la victime de coups de feu ce mercredi vers 13 h 45 dans le quartier de Cleunay, à l’ouest de Rennes (Ille-et-Vilaine). Plusieurs tirs ont résonné devant le petit centre commercial Carrefour City, blessant deux hommes de 22 et 24 ans, a fait savoir le procureur de la République Philippe Astruc. Le pronostic vital du plus jeune est engagé.

La police a interpellé un homme de 21 ans peu de temps après les faits. Il a été placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire. « Ce dernier est connu de la justice notamment pour des infractions à la législation sur les produits stupéfiants », précise le parquet.

La piste d’un règlement de comptes

L’enquête criminelle a été confiée à la direction interrégionale de la PJ. Elle devra déterminer le contexte de ces tirs. « Les premiers éléments recueillis sont évocateurs de possibles règlements de comptes sur fond de trafic de stupéfiants », ajoute le procureur. Mardi soir, une première enquête avait déjà été ouverte après des coups de feu dans le même quartier. Une personne de 30 ans s’était présentée dans la soirée à l’Hôpital Sud avec une blessure par balle à la jambe.

Relativement épargnée par les règlements de comptes, la capitale bretonne avait vu le nombre de conflits armés grimper en flèche l’an dernier. Dix faits avaient été relevés entre janvier et juin 2020. Huit des dix affaires avaient pu être élucidées et plusieurs saisies de drogue avaient été réalisées par les forces de l’ordre. Vingt-trois personnes avaient été mises en examen et 15 d’entre elles avaient été incarcérées. «Je tiens à assurer les habitants de Cleunay de notre détermination collective, avec les services de police et de la justice, à lutter contre ces trafics qui pourrissent le quotidien de nos quartiers», a fait savoir la maire Nathalie Appéré dans un communiqué.