Le gouvernement promet de soutenir OVHcloud, après l'incendie de son centre de données

NUMERIQUE Sur son site de Strabourg, le 10 mars, un des quatre centres de donnée d’OVH Cloud a brûlé et un autre a été sérieusement endommagé. Un coup dur pour l’entreprise, un des fleurons français du numérique, mais qui garde le soutien du gouvernement

20 Minutes avec AFP
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Le data center OVHcloud incendié à Strasbourg le 10 mars 2021.
Le data center OVHcloud incendié à Strasbourg le 10 mars 2021. — AFP

Le gouvernement «continuera de soutenir» OVHcloud, le groupe français de cloud (informatique dématérialisée) dont un centre de données a brûlé la semaine dernière avec des conséquences potentiellement lourdes pour certains clients, a-t-il indiqué mardi.

«Le gouvernement est confiant dans la capacité d'OVHcloud à démontrer sa résilience», a déclaré à l'Assemblée nationale Olivia Grégoire, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances.

Un fleuron de la tech française

«On doit dire l'engagement d'Octave Klaba», le fondateur et président du groupe, «que nous continuerons à soutenir», a-t-elle ajouté. «Nous parlons d'un champion français, européen, voire mondial, qui taquine ses concurrents américains avec force», a-t-elle également indiqué.

L'un des quatre centres de données d'OVHcloud sur son site de Strasbourg a été détruit par le feu mercredi, et un autre sérieusement endommagé, dans un sinistre rarissime pour des établissements de ce type.

OVHcloud, fondée en 1999 par Octave Klaba est un fleuron de la tech française et l'un des rares fournisseurs européens de services de «cloud», un secteur archi-dominé par les acteurs américains et chinois.

Juste avant une entrée en Bourse

Le groupe venait d'annoncer qu'il se préparait à entrer en Bourse, la reconnaissance ultime pour une entreprise de tech. De nombreux sites internet et messageries d'entreprises ont été perturbés par l'incendie.

Certains clients d'OVHCloud ont définitivement perdu leurs données, mais l'ampleur exacte des dégâts ne pourra être mesurée qu'au fil de la remise en route des serveurs du site de Strasbourg, totalement à l'arrêt pour l'instant.

A ce titre, Olivia Grégoire a confirmé que s'agissant de l'Etat, «quelques sites avaient été impactés», mais «que tout était rentré dans l'ordre dans les 24 heures», grâce notamment à la politique de redondance des sites de traitement des données que s'imposent les directions informatiques des services de l'Etat.

Une remise en route à compter du 22 mars

«La protection des systèmes d'information est garantie par chaque direction informatique de l'Etat», a-t-elle dit. De son côté, OVHcloud a annoncé mardi que la remise en route devrait commencer le lundi 22 mars. «Le redémarrage s'effectuera salle par salle, allée par allée et baie par baie», a indiqué l'entreprise.