Les Français ont mieux géré leur sommeil pendant le deuxième confinement

ETUDE L’Institut national du sommeil et de la vigilance a sondé les Français sur la qualité de leur sommeil lors du second confinement. Si les couchers ont été moins tardifs cette fois-ci, 45 % des Français disent tout de même pâtir d’insomnies ou de troubles du sommeil

20 Minutes avec AFP
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Une jeune femme en plein sommeil (illustration).
Une jeune femme en plein sommeil (illustration). — S.Pouzet/Sipa

Le sommeil des Français a été moins perturbé pendant le deuxième confinement lié au Covid-19 que lors du premier, montre une enquête publiée mardi, qui souligne toutefois un niveau élevé d'anxiété et de fatigue.

Selon ce sondage, «la durée du sommeil a été proche durant le second confinement de celle observée en période normale», avec 7h09 en semaine et 7h46 le week-end, contre respectivement 7h16 et 7h52 avant le premier confinement, observe Marc Rey, neurologue et président de l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV).

Moins d’horaires très tardifs de coucher comme au premier confinement

Les études internationales menées pendant les premiers confinements dans plusieurs pays avaient noté un temps global de sommeil un peu en hausse mais davantage de réveils nocturnes.

En France, le premier confinement, du 17 mars au 11 mai 2020, a été marqué par «des horaires très tardifs de coucher». Lors de la seconde période de restriction, du 30 octobre au 15 décembre, les heures de coucher et de réveil ont peu varié, montre aussi cette enquête, publiée en amont de la Journée mondiale du sommeil, organisée samedi par la World Sleep Society.

Le sondage a été réalisé en ligne du 8 au 15 janvier par Opinion Way pour l'INSV et la mutuelle MGEN auprès de 1.010 personnes de 18 à 65 ans, représentatives de la population métropolitaine.

Toujours des insomnies ou des troubles du rythme de sommeil

Si le temps de sommeil est peu affecté, davantage de Français (45% contre 41% en période normale) décrivent un trouble du sommeil durant le deuxième confinement, le plus souvent des insomnies ou des troubles du rythme de sommeil.

Ce niveau «n'a cependant rien à voir avec les plus de 70% de plaintes de sommeil» rapportées par certaines études portant sur le premier confinement, souligne le président de l'INSV, association qui sensibilise à l'importance du sommeil en termes de santé publique.

Un quart (26%) font part d'une «moins bonne qualité de sommeil», proportion qui monte à 39% chez les jeunes, tandis que 61% n'ont pas vu de différence et 13% estiment que leur sommeil s'est amélioré. L'enquête montre aussi que ceux qui rapportent une qualité de sommeil moins bonne ont également tendance à avoir davantage de troubles anxieux ou dépressifs.

Davantage de Français ont cherché à améliorer leur sommeil

L'INSV souligne toutefois que davantage de Français ont cherché à améliorer leur sommeil pendant le 2e confinement (28%, contre 20% en temps normal), en veillant à une meilleure alimentation, par la pratique d'un sport ou en adoptant des horaires de sommeil réguliers.