Vin : La 60e vente des Hospices de Nuits-Saint-Georges rapporte 1,9 million d’euros

ADJUGE La « pièce de charité », un Nuits-Saint-Georges 1er cru Les Saint-Georges issu de vignes de 70 ans d’âge, a été vendue 49.380 euros

20 Minutes avec AFP

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La vente des vins des hospices de Nuits-Saint-Georges (illustration).
La vente des vins des hospices de Nuits-Saint-Georges (illustration). — TARDIVON JEAN CHRISTOPHE

La crise sanitaire n’aura pas fait baisser le montant des enchères lors de la 60e vente des vins des Hospices de Nuits-Saint-Georges. La vente, petite sœur des célèbres enchères de Beaune, en Côte-d'Or​, a atteint dimanche la somme totale de 1,9 million d’euros, ont annoncé les organisateurs. En 2020, la vente de 121 pièces avait rapporté 1,6 million d’euros.

Cette année, 114 pièces, soit des fûts de 228 litres reparties entre 112 en vins rouges et 2 en blancs, ont été vendues aux enchères au château du Clos de Vougeot. Cette vente, parrainée par l’académicien Erik Orsenna, a pour but de financer l’hôpital et la maison de retraite gérés par les Hospices de Nuits. Tout comme Beaune, les Hospices de Nuits sont en effet un « hôpital vigneron » : le service médical est financé par un domaine de 12 hectares de vignes apportées en dons au fil des ans.

Un prix moyen de 16.868 euros

Le prix moyen des pièces a atteint dimanche 16.868 euros, contre 13.179 euros en 2020. La « pièce de charité », un fût de vin de prestige traditionnellement destiné à une œuvre caritative spécifique, a quant à elle rapporté 49.380 euros grâce à une cinquantaine de dons. Cette pièce, un Nuits-Saint-Georges 1er cru Les Saint-Georges, issue de vignes de 70 ans d’âge, était vendue au profit des recherches de l’Institut Pasteur sur les mutations des virus de la grippe, qui peuvent également être utiles pour les variants du Covid-19.

Crise sanitaire oblige, le public avait été limité mais le nombre des acheteurs devait rester « à peu près le même », notamment grâce à la possibilité d’enchères en ligne et par téléphone, avait assuré en février François Poher, directeur des Hospices.