Valérie Pécresse plaide pour drones et polices municipales armées

SECURITE La présidente de l’Ile-de-France a défendu un « plan global de démantèlement » des bandes

20 Minutes avec AFP
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Valérie Pécresse plaide pour drones et polices municipales armées (Archives)
Valérie Pécresse plaide pour drones et polices municipales armées (Archives) — CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

La présidente ex-LR de l’Ile-de-France, Valérie Pécresse, a défendu un « plan global de démantèlement » des bandes alliant polices municipales armées, drones et vidéoprotection entre les transports et les lycées, dans une interview au Parisien mise en ligne vendredi.

« Il faut renforcer tous les maillons de la chaine d’autorité dans tous les territoires », a affirmé Valérie Pécresse selon laquelle il faut « rendre obligatoires » les polices municipales « armées d’armes à feu » dans toutes les villes de plus de 10.000 habitants.

« Etendre » la vidéoprotection

La présidente de la région souhaite aussi « étendre » la vidéoprotection « dans les villes où il y a des phénomènes de bandes, sur les parcours entre les établissements scolaires et les transports », et juge qu'« il faut une loi » pour autoriser l’utilisation de drones « pour alerter en cas de regroupements suspects ».

Se disant « toujours favorable » à un abaissement de la majorité pénale de 18 à 16 ans, la présidente de la région, dont le nom est régulièrement cité pour représenter la droite à la présidentielle de 2022, a souligné que « les jeunes violents ont désormais 13 ou 14 ans. Donc le sujet est largement dépassé ».

« Généraliser » les travaux d’intérêt général

En matière de sanction les « conseils des droits et devoirs de famille » devraient selon elle être « obligatoires dans les villes de plus de 10.000 habitants » (contre 50.000 actuellement).

« Je souhaiterais aussi que les aides municipales facultatives (bons vacances, chèques loisir,…) soient conditionnées aux réparations par les voyous des dommages qu’ils ont causés », a ajouté la présidente du mouvement Libres !

Appelant enfin à « augmenter le nombre des centres éducatifs fermés », Valérie Pécresse a jugé nécessaire de « généraliser » les travaux d’intérêt général, en proposant « que la région devienne organisatrice de TIG et plus seulement les mairies ».