Coronavirus en Ile-de-France : Une situation hospitalière « extrêmement tendue », selon Jean Castex

EPIDEMIE Il faut se « tenir prêt à tout moment à prendre des mesures » supplémentaires, a prévenu le Premier ministre

20 Minutes avec AFP

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Coronavirus en Ile-de-France : Une situation hospitalière « extrêmement tendue », selon Jean Castex
Coronavirus en Ile-de-France : Une situation hospitalière « extrêmement tendue », selon Jean Castex — AFP

La situation hospitalière est « extrêmement tendue en Ile-de-France » à cause du Covid-19, et il faut se « tenir prêt à tout moment à prendre des mesures » supplémentaires, a indiqué vendredi Jean Castex lors d’une visite à la Pitié-Salpêtrière à Paris.

« Nous suivons au jour le jour cette situation pour nous tenir prêts à tout moment à prendre les mesures que celle-ci appelle », a déclaré le Premier ministre lors d’une courte déclaration à la sortie. « Il y a des déprogrammations, il va y avoir des transferts », a-t-il rappelé.

25.000 doses de vaccin supplémentaires en Ile-de-France

« En parallèle nous continuons à vacciner. Aujourd’hui a été une journée record », avec « plus de 300.000 personnes vaccinées pour la première fois depuis le début », a-t-il affirmé.

« Ce week-end, en Ile-de-France, nous allons accélérer la vaccination comme le week-end dernier, avec 25.000 doses supplémentaires », a ajouté le Premier ministre, venu « apporter un message de soutien à tous les personnels » et qui se rendra samedi dans une clinique privée de Seine-Saint-Denis.

« Des patients plus jeunes, des formes plus graves »

Jean Castex a commencé sa visite par le service de réanimation, entouré notamment du directeur général de l’AP-HP Martin Hirsch et du premier adjoint à la Mairie de Paris Emmanuel Grégoire (PS). L’un des médecins, Alexandre Demoule, a évoqué auprès d’eux « des patients plus jeunes qui présentent des formes plus graves ».

La « durée moyenne dans le service est de 14,6 jours, c’est une éternité », a relevé le chef du service, Thomas Similowski. « C’est des gens qui mettront des mois voire des années à récupérer », selon le Docteur Demoule.

« Nous en sommes entre 20 et 30 % de déprogrammation » des activités non urgentes pour faire de la place aux patients Covid. « Ça se joue au lit près », a aussi indiqué Martin Hirsch.

Dans le service de rééducation respiratoire, visité dans la foulée, « on a quatre lits fermés sur douze par manque de personnel paramédical. On est en train d’épuiser nos équipes », a souligné une médecin.