Coronavirus : Le Conseil d’Etat suspend l’obligation de motifs impérieux pour les Français rentrant de l’étranger

PANDEMIE Cette obligation est en revanche maintenue pour les déplacements depuis ou vers les Antilles françaises, en raison d'un risque d'afflux touristique

20 Minutes avec AFP

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L'aéroport de Toulouse-Blagnac, le 21 février 2021.
L'aéroport de Toulouse-Blagnac, le 21 février 2021. — J.M. HAEDRICH/SIPA

Le Conseil d’Etat a suspendu ce vendredi l’obligation pour les Français rentrant de l’étranger de faire valoir des motifs impérieux, « car l’impact de ces déplacements est mineur sur la propagation de l’épidémie de Covid-19 », selon son communiqué.

En revanche, la plus haute des juridictions de l’ordre administratif maintient cette obligation pour les déplacements depuis ou vers les Antilles françaises, en estimant qu'« elle est justifiée par la volonté d’éviter les flux de touristes qui risqueraient d’aggraver la situation sanitaire sur place ».

Depuis le 31 janvier, les voyageurs en provenance d’un pays extérieur à l’Union européenne étaient interdits d’entrée en France, y compris les Français. Ils ne pouvaient entrer sur le territoire que s’ils pouvaient faire valoir un motif familial, sanitaire ou professionnel « impérieux ».

Assouplissement des mesures pour des voyages en UE

Jeudi, le ministère français des Affaires étrangères a assoupli certaines mesures pour voyager vers et en direction de sept pays hors-Union européenne, dont la Grande-Bretagne, compte tenu de la circulation déjà très forte du variant britannique du Covid-19.

Une pétition avait été lancée le mois dernier, notamment par le Collectif des Français d’Amérique du Nord et une dizaine de représentants de Français de l’étranger, pour contester cette mesure. La pétition citait un article de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui dispose que « toute personne a le droit […] de revenir dans son pays ». Selon des données du ministère des Affaires étrangères, quelque 2,5 millions de Français vivent à l’étranger, dont près de la moitié en Europe et 20 % aux Amériques.