Loi « sécurité globale » : Policiers, avocats, victimes de violences policières… L’article 24 divise

POINTS DE VUE Arrivé au Sénat début mars, le projet de loi « sécurité globale » et son très controversé article 24 doivent être débattus pendant trois jours dans l’Hémicycle

Emilie Petit
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Article 24 - Montage et mixage son ok — 20 Minutes

Ses quelques lignes ont déjà fait couler beaucoup d’encre. Partie infime du projet de loi «sécurité globale» porté par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, l'article 24 avait vocation à interdire la diffusion « dans le but qu’il soit porté atteinte à son intégrité physique ou psychique, l’image du visage ou tout autre élément d’identification » d’un représentant des forces de l’ordre « dans le cadre d’une opération de police ». Jusqu’à ce que les sénateurs décident de faire table rase. Et de réécrire l'intégralité du texte.

Résultat ? C’est finalement un nouveau délit de « provocation à l’identification » qui a été adopté en commission et qui sera débattu dans l’hémicycle cette semaine, afin « de protéger les forces de l’ordre et leur famille », s’est justifié le sénateur LR, Marc-Philippe Daubresse. Une volte-face loin de convenir à tout le monde…

Le 24, numéro de la discorde

Totalement opposé au projet de loi « sécurité globale » de manière générale, ou bien fervent défenseur de l’article 24, ce remaniement complet de la version originale du texte semble avoir ravivé les ardeurs de chacun. Sociologue, avocat, victimes de violences policières, forces de l’ordre : 20 Minutes a souhaité faire le tour de la question avec les principaux intéressés.

Antonio Barbetta, victime de violences policières, et son avocat Arié Alimi, la déléguée nationale Unité SGP Police-FO, Linda Kebbab, et le sociologue et auteur du livre Violences policièresMichel Kokoreff, ont accepté de livrer, chacun, leur sentiment, face caméra.