Coronavirus : L’ANSM recommande la poursuite de la vaccination avec AstraZeneca

VACCIN L’agence nationale de sécurité du médicament portera une attention « toute particulière » aux accidents de la coagulation mais n’a aucune indication que le vaccin a provoqué ces troubles

20 Minutes avec AFP
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Un vaccin AstraZeneca (image d'illustration).
Un vaccin AstraZeneca (image d'illustration). — SOPA Images/SIPA

Face aux doutes qui entourent le vaccin AstraZeneca, l’Agence française du médicament (ANSM) recommande formellement ce vendredi de poursuivre la vaccination. Certains pays l’ont suspendue provisoirement en raison de troubles de la coagulation, dont un cas en France, sans aucun lien établi avec l’injection.

La veille, le ministre de la Santé Olivier Véran avait déjà estimé qu’il n’y avait pas lieu de suspendre ce vaccin dans le pays. La France a relevé et analysé « un cas de thromboses (caillots sanguins) multiples » dans le contexte d’une « coagulation intravasculaire disséminée (CIVD) » (pouvant survenir par exemple lors d’une infection ou d’un cancer), indique vendredi l’ANSM dans un point sur la surveillance des vaccins anti-Covid.

Une enquête européenne en cours

« Rien ne permet de conclure que cet effet soit en lien avec le vaccin » d’AstraZeneca, assure l’agence sanitaire française. L’ANSM souligne qu’avec le réseau français des centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV), elle porte « une attention toute particulière à ces évènements thrombo-emboliques ».

Une enquête approfondie de l’Agence européenne du médicament (AEM) est également en cours. Cette dernière a indiqué mercredi avoir recensé « 30 cas en Europe parmi 5 millions de personnes vaccinées avec le vaccin AstraZeneca ».

Moderna et Pfizer sous surveillance

L’AEM ajoutait que le nombre de cas de ces troubles n’est « pas supérieur chez les patients vaccinés au nombre observé dans la population générale ». Relevant qu’actuellement il n’y a « aucune indication » que la vaccination ait provoqué ces troubles, le régulateur européen a recommandé de poursuivre la vaccination avec le vaccin AstraZeneca.

L’ANSM « partage » cette recommandation, tout en indiquant que de nouvelles données pourraient l’amener à réviser cette position. L’agence sanitaire note par ailleurs qu'« à ce jour, il n’y a pas de signal de sécurité avec le vaccin Moderna ».

Elle évoque pour celui BioNTech-Pfizer un « potentiel signal » avec la survenue, après la 2e dose, d'« une récidive de thrombopénie », une diminution des plaquettes qui sont des cellules sanguines jouant un rôle essentiel dans la coagulation.