Coronavirus en Hauts-de-France : Les capacités en réanimation au bord de la saturation

EPIDEMIE L’Agence régionale de santé (ARS) demande aux hôpitaux d’intensifier les déprogrammations d’opérations non urgentes pour libérer des places dans les services de réanimation

Mikaël Libert

— 

Les services de réanimation des Hauts-de-France sont saturés.
Les services de réanimation des Hauts-de-France sont saturés. — Mickaël Bosredon/20 Minutes
  • Le nombre de patients Covid en réanimation augmente dans les Hauts-de-France.
  • Les capacités d’accueil en soins intensifs arrivent au bord de la saturation.
  • L’ARS demande aux hôpitaux privés et publics d’augmenter les déprogrammations d’interventions non urgentes.

Le compte n’est pas bon. Le nombre de patients Covid hospitalisés ne cesse de croître dans les Hauts-de-France et les capacités d’accueil arrivent à saturation, notamment au sein des services de réanimation. Les quelques transferts de patients ne suffisent plus et l’Agence régionale de santé (ARS) a donc demandé aux établissements d’augmenter les déprogrammations d’interventions non urgentes.

Selon l’autorité de santé régionale, le taux d’occupation des lits en réanimation dans la région était de 91 %, mercredi. Les derniers chiffres de Santé publique France étaient de 497 personnes atteintes de formes graves de Covid-19 actuellement prises en charge en réanimation dans les cinq départements des Hauts-de-France.

Le Nord et le Pas-de-Calais particulièrement impactés

L’essentiel est néanmoins concentré dans le Nord (227 patients) et dans le Pas-de-Calais (120 patients). Un chiffre d’autant plus inquiétant que cela ne baisse pas, 26 nouveaux arrivants ayant été pris en charge dans le Nord et 19 dans le Pas-de-Calais sur la seule journée de mercredi.

Les transferts vers d’autres hôpitaux de France et même, depuis mercredi, vers la Belgique, ne suffisent pas. L’ARS a donc demandé un effort supplémentaire aux établissements de la région dans le but de pouvoir atteindre une capacité de 850 lits de réanimation dans les prochains jours. Pour cela, les hôpitaux publics et privés sont invités à augmenter les « déprogrammations d’activités non urgentes pour dégager les ressources humaines et les moyens matériels nécessaires à l’armement de lits supplémentaires », explique l’ARS. Le « plan blanc » a par ailleurs été déclenché à ces fins.