Coronavirus dans les Alpes-Maritimes : Le gouvernement prolonge le confinement ce week-end

PANDEMIE Un point doit être fait « la semaine prochaine » pour « pouvoir envisager de lever la mesure »

Fabien Binacchi
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Un contrôle de police, à Nice le 27 février, pendant le premier week-end de confinement partiel décidé dans les Alpes-Maritimes
Un contrôle de police, à Nice le 27 février, pendant le premier week-end de confinement partiel décidé dans les Alpes-Maritimes — SYSPEO/SIPA
  • « Il a été décidé, et c’est une décision difficile, de prolonger le confinement pour ce week-end » dans le littoral des Alpes-Maritimes, a annoncé Gabriel Attal ce mercredi.
  • La mesure est reconduite alors que le nombre de cas de Covid-19 baisse dans le département et que la tension hospitalière reste très forte.

C’est reparti pour un tour pour les habitants de 63 communes des Alpes-Maritimes. Malgré une baisse des cas de coronavirus dans le département, le gouvernement a décidé de reconduire le confinement pour sa partie littorale ce week-end, a annoncé le porte-parole du gouvernement.

« Il a été décidé, et c’est une décision difficile, de prolonger le confinement pour ce week-end, a déclaré Gabriel Attal ce mercredi. Un point sera fait la semaine prochaine pour mesurer si la dynamique de diminution de l’incidence et de l’épidémie dans le département se poursuit [pour permettre] dans ce cas [de] pouvoir envisager de lever la mesure ». Mardi, la même mesure était reconduite pour les trois prochains week-ends dans le Dunkerquois et la Communauté de communes des Hauts de Flandre.

Contesté en justice sans succès, ce confinement partiel est donc prolongé alors que le taux d’incidence, le nombre de cas de Covid-19 pour 100.000 habitants, a baissé dans les Alpes-Maritimes, passant de 594 à 473 en une semaine. Si elle diminue également, la tension dans les établissements hospitaliers reste en revanche très forte. Selon les dernières données publiées par l’Agence régionale de santé (ARS) Paca, 115 personnes (soit 10 de moins en 24 heures) sont en réanimation dans le département ce mercredi. La capacité initiale de ces services est toujours très largement dépassée (132,2 %) et 85,1 % des lits (y compris ceux spécialement libérés) sont occupés.

Attestation obligatoire et sorties d’une heure autorisées

Sur Twitter, le maire de Nice indique avoir pris « acte » de la décision du gouvernement, même si « ce n’était pas (s)a recommandation », et réclame une nouvelle accélération de la vaccination. Favorable à la mesure sur les deux premiers week-ends de confinement partiel, Christian Estrosi avait fait savoir dès dimanche soir, après une vaste campagne de vaccination, qu’il ne souhaitait pas son prolongement.

D’autres maires du département avaient fait part de leur désapprobation dès le début. L’ancien ministre de la Santé et maire d’Antibes (LR) Jean Leonetti, avait ainsi déclaré à 20 Minutes que « les confinements partiels ne marchent pas », car « ils n’empêchent pas les contaminations dans le milieu familial et professionnel ».

Estrosi réclame plus de temps pour le sport

Annoncé le 22 février après une visite à Nice du ministre de la Santé Olivier Véran, cette mesure devrait à nouveau s’accompagner des mêmes interdictions de déplacement. Les sorties pour se rendre à un rendez-vous médical ou pour faire des courses dans des commerces alimentaires seront autorisées. Les habitants auront également droit à des sorties d’une heure dans un rayon de 5 km pour faire du sport ou se promener.

Trop peu pour Christian Estrosi qui indique avoir demandé au préfet des Alpes-Maritimes « la possibilité de prolonger de une à trois heures les sorties pour pratiquer une activité physique ». Dans l’après-midi, la préfecture, sollicitée par 20 Minutes, n’avait pas détaillé les conditions de ce nouveau confinement partiel.