Coronavirus dans le Pas-de-Calais : Premier week-end de confinement dans le département

A LA MAISON Depuis ce samedi 6 heures, interdiction de se déplacer à plus de 5 km de son domicile, dans la limite d’une heure

20 Minutes avec AFP

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Le centre d'Arras était déjà vide le 4 mars.
Le centre d'Arras était déjà vide le 4 mars. — DENIS CHARLET / AFP

Le Pas-de-Calais vit ce samedi son premier week-end d’un nouveau confinement pour endiguer l’épidémie de Covid-19, « toujours préoccupante » selon Santé publique France, sur fond d’accélération de la campagne nationale de vaccination. Face à la propagation du virus et de variants, le gouvernement mise sur l’extension d’une mesure déjà en vigueur dans les agglomérations de Dunkerque et Nice.

Pour plus de deux millions de personnes, cela signifie une attestation dérogatoire pour tout déplacement, et la limite de 5 km et une heure autour du domicile pour prendre l’air, en ce week-end ensoleillé. C’est aussi une difficulté supplémentaire pour les commerces du département du Pas-de-Calais, qui comme partout ailleurs tentaient de rattraper le samedi les ventes qu’ils ne réalisent pas la semaine en étant contraints de fermer à 18 heures. Ceux non essentiels de 5.000 m² ou plus de surface utile ont même été fermés par arrêté préfectoral.

Forte tension sur les capacités hospitalières

L’exécutif justifie la mesure par la forte tension sur les capacités hospitalières, remplies à « 90 % » selon le préfet, et la prévalence du variant anglais du virus, plus contagieux et détecté dans plus de deux tiers des cas dans le département. Avec 149.307 cas détectés durant la dernière semaine de février (+7 %) en France et près de 3.700 malades du Covid-19 en réanimation, la situation reste préoccupante.

« Les disparités territoriales sont importantes et nécessitent une adaptation à l’échelle locale des mesures de contrôle de l’épidémie », rappelait vendredi Santé publique France, avec comme régions « les plus touchées » Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Hauts-de-France et Ile-de-France. Mais selon le maire (RN) d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Steeve Briois, la mesure « a pour effet de stigmatiser » les habitants, qui sont « sanctionnés et traités différemment parce que l’Etat accumule les défaillances ».

Des doses de vaccins en plus pour le Pas-de-Calais

L’exécutif insiste sur l’accélération de la vaccination, avec pour objectif 10 millions de premières injections à la mi-avril, 20 millions à la mi-mai et 30 millions cet été. Actuellement, moins de 3,4 millions de Français ont reçu au moins une dose. Le Pas-de-Calais ouvre de nouveaux centres de vaccination ce week-end, avec 7.000 doses du vaccin Pfizer et 3.500 doses de celui d’AstraZeneca à administrer, comme à Lens par exemple.

« Hier soir (vendredi) c’était la panique, nous n’avions qu’un inscrit pour 1.800 doses. Depuis ça s’est rempli et les doses devraient être écoulées », a expliqué la communauté d’agglomération de Lens-Liévin. Mais « la population est au rendez-vous, ça se passe bien », confirmait à ce samedi matin le maire de Lens, Sylvain Robert (PS).