Coronavirus : Le Pas-de-Calais confiné le week-end, accélération de la vaccination… Les principales annonces du gouvernement

PANDEMIE Le Premier ministre, Jean Castex, a tenu une conférence de presse ce jeudi en présence du ministre de la Santé, Olivier Véran

Claire Planchard

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Coronavirus: Confinement le week-end pour le Pas-de-Calais — 20 Minutes

EDIT du 5 mars 2021 : Lors de sa conférence de presse du 4 mars, le Premier ministre Jean Castex a annoncé un confinement dans le Pas-de-Calais "du samedi 8h au dimanche 18h" sans préciser pour combien de temps . Le préfet du Pas-de-Calais a apporté une correction et une précision ce vendredi lors d'une conférence de presse, que nous avons ajoutées à cet article : le confinement démarrera le samedi à 6h et non à 8h comme annoncé et il s'appliquera pendant quatre weeks-end consécutifs.

Le rendez-vous avait été pris jeudi dernier : huit jours après l’annonce de la mise en « surveillance renforcée » de 20 départements​ particulièrement touchés par l’épidémie de coronavirus, le gouvernement a dévoilé ce jeudi soir ses arbitrages, au terme d’une semaine de concertation entre les préfets et les élus des territoires concernés. Au menu, de nouvelles mesures de restriction mais aussi de prévention… Retour sur les principales annonces de la conférence de presse du Premier ministre Jean Castex et de ses ministres

Le Pas-de-Calais confiné le week-end, répit pour l’Ile-de-France

L’info avait filtré depuis ce mercredi soir et elle est confirmée : l’ensemble du Pas-de-Calais, où le taux d’incidence dépasse 400 cas pour 100.000 habitants et progresse très rapidement (+23 % en huit jours), sera confiné pendant quatre week-ends consécutifs, soit jusqu'au 28 mars, le samedi de 6h à dimanche 18h. Les centres commerciaux et grandes surfaces non alimentaires de plus de 5.000m² seront fermés. 

Il n’y aura en revanche pas de confinement le week-end à Paris et dans les sept autres départements de la petite et de la grande couronne en Ile-de-France, où le taux d’incidence atteint pourtant 342 cas pour 100.000 habitants. Ni dans les Bouches-du-Rhône, qui est l’un des rares départements placés sous vigilance renforcée où l’épidémie a légèrement reflué au cours des huit derniers jours.

Au cours de la semaine écoulée, les départements des Hautes-Alpes, de l’Aube et de l’Aisne ont en revanche vu leur taux d’incidence franchir le seuil des 250 cas pour 100.000 habitants et font donc leur entrée dans la liste des départements placés sous vigilance renforcée, qui en compte désormais 23.

« Mesures de freinage »

Dans ces 23 départements « à risque », de nouvelles dispositions « pour limiter les risques de regroupement et de brassage dans l’espace public ou dans les grands magasins » ont été annoncées : les grands centres commerciaux et grandes surfaces non alimentaires de plus de 10.000 m², et plus seulement ceux de plus de 20.000 m² comme jusqu’à présent, seront fermés à compter de vendredi soir minuit, a indiqué le Premier ministre.

L’obligation du port du masque sera étendue à toutes les zones urbaines où elle ne s’applique pas encore. Les préfets seront invités, en concertation avec les maires concernés, à interdire ou réglementer l’accès de certains sites très fréquentés pendant les week-ends, où l’on observe des regroupements de masse trop souvent sans masques ni distanciation, selon le Premier ministre.

Les préfets pourront aussi être amenés à interdire des manifestions organisées, notamment pendant les week-ends, dans l’espace public si elles présentent un risque sanitaire avéré.

Par ailleurs, le Jean Castex a invité les habitants de ces zones à risque à limiter leurs contacts sociaux et familiaux, à respecter les mêmes mesures de précaution que pendant les fêtes de Noël – à savoir éviter les rassemblements de plus de six personnes – et à éviter autant que possible de sortir de leurs départements ou de leur région. Objectif : éviter de diffuser le virus dans les départements moins touchés, où la situation reste fragile « et ne permet pas à ce stade des mesures d’assouplissement ».

Accélération de la campagne de vaccination

Autre volet de mesures annoncées : le gouvernement souhaite accélérer fortement la campagne de vaccination, notamment dans les 23 départements prioritaires, grâce à une forte augmentation des livraisons de doses (22 millions sont attendues en mars et avril contre 7 millions livrées en janvier et février) et l’extension des publics éligibles au vaccin AstraZeneca.

Au total, 135.000 doses vont ainsi être allouées aux départements placés en vigilance renforcée, dont 10.000 doses pour le Pas-de-Calais (et ce sans préjudice pour les autres départements, a précisé Jean Castex) où une vaste campagne de vaccination sera organisée tout le week-end avec l’ouverture exceptionnelle des centres de vaccination et l’ouverture de centres éphémères. Les ARS devraient communiquer dès vendredi les modalités pratiques pour en bénéficier.

Par ailleurs, sur l’ensemble du territoire, le gouvernement a appelé de ses vœux une montée en puissance de la vaccination dans les établissements hospitaliers et en ville. Après les généralistes, les pharmaciens vont également être autorisés à administrer le vaccin anti-Covid « à compter de la semaine du 15 mars » pour « les personnes ayant plus de 50 ans et présentant une comorbidité », a annoncé Jean Castex. Les patients concernés n’auront « pas besoin d’une prescription médicale » et pourront se rendre « directement en officine » pour y recevoir le vaccin AstraZeneca, a indiqué le Premier ministre, ajoutant que les personnes de 50 à 74 ans qui n’ont « pas de pathologie particulière » pourront se faire vacciner « à compter de mi-avril ».