Landes : Un père de famille condamné pour inceste retrouvé mort dans sa cellule

ENQUETE L'homme de 49 ans a été retrouvé pendu dans sa cellule du centre pénitentiaire de Pémégnan, à Mont-de-Marsan (Landes)

20 Minutes avec AFP

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Illustration cellule
Illustration cellule — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Il se serait donné la mort en se pendant dans sa cellule individuelle, indique ce jeudi le parquet de Mont-de-Marsan (Landes). Un père de famille de 49 ans condamné début février à 15 ans de réclusion criminelle à Mont-de-Marsan pour des viols sur sa fille qu’il avait mise enceinte à l’âge de 12 ans, a été retrouvé mort, dans la nuit de mercredi à jeudi.

Ce sont des surveillants pénitentiaires du centre pénitentiaire Pémégnan qui ont découvert le détenu inconscient dans sa cellule individuelle, précise le procureur de la République de Mont-de-Marsan Olivier Janson, confirmant une information de Sud Ouest. Ils ont tenté de le ranimer, ainsi que les secours arrivés rapidement sur place, en vain, avant de constater son décès.

Le procureur exclut en l’état « l’intervention d’un tiers »

Une autopsie va être diligentée, « comme c’est systématiquement le cas » lorsqu’un détenu décède en prison, pour confirmer le « suicide par pendaison », au moyen de draps, a ajouté le magistrat, excluant en l’état « l’intervention d’un tiers ». Le détenu « faisait l’objet d’une surveillance rapprochée, ce qui implique des rondes plus rapprochées, mais n’empêche pas un passage à l’acte pour quelqu’un qui est déterminé », a ajouté le procureur.

L’homme, artisan en invalidité après un accident de travail il y a plusieurs années, n’a pas laissé de courrier pour expliquer son geste et « aucun élément suicidaire n’a été relevé depuis son incarcération ».

Il avait fait appel de sa condamnation

Au terme de trois jours de procès, la cour d’assises des Landes l’avait condamné le 2 février à 15 ans de réclusion criminelle pour des viols sur sa fille, aujourd’hui majeure, qui s’était retrouvée enceinte à l’âge de 12 ans. Elle avait dû avorter. Puis elle avait dénoncé les faits à sa mère, trois ans plus tard.

Le père les avait reconnus dans le cercle familial, devant sa femme, sa fille et ses deux autres enfants, puis les avaient niés, dès son interpellation et jusqu’au procès. Il avait fait appel.