Gironde : Des « conditions de détention horrifiantes » pour une trentaine d’animaux de compagnie

MALTRAITANCE La SPA et la gendarmerie ont mené mardi une opération dans le sud-Gironde, pour saisir une trentaine d’animaux détenus dans des conditions indignes au sein d’une maison familiale

M.B.

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La SPA et la gendarmerie sont intervenus pour faire cesser les conditions de détention horrifiantes de ces animaux
La SPA et la gendarmerie sont intervenus pour faire cesser les conditions de détention horrifiantes de ces animaux — Association Venus
  • Une plainte avait été déposée pour « sévices graves ou actes de cruauté envers animal domestique apprivoisé ou captif ».
  • Gendarmerie, direction départementale de la protection des populations (DDPP) et SPA se sont rendus ans le village de Saint-Sulpice-de-Guilleragues mardi matin sur place pour saisir les animaux.
  • Des chiens vivaient « au milieu de leurs excréments », témoigne l’association Vénus.

« Les conditions de vie des animaux étaient catastrophiques, dignes d’une époque ancienne » témoigne un membre de l’association de défense des animaux Vénus, intervenue sur place. Gendarmerie, direction départementale de la protection des populations (DDPP) et SPA, ont effectué une descente mardi dans le village de Saint-Sulpice-de-Guilleragues, près de La Réole (Gironde), pour une affaire de maltraitance sur animaux de compagnie.

Une première plainte avait été déposée par la SPA de Mérignac, puis une seconde, dimanche dernier, de la part de l’association, pour « sévices graves ou actes de cruauté envers animal domestique apprivoisé ou captif ».

« Odeurs insoutenables »

Mardi, sur place, plus d’une trentaine d’animaux ont été trouvés, détenus « dans des conditions indignes », au sein d’une maison considérée comme « insalubre », occupée par plusieurs membres d’une même famille. « En tout, une quinzaine de chiens, neuf chats, trois lapins, une poule, un pigeon paon, un cochon d’Inde, un chinchilla, une tortue d’eau », énumère l’association Vénus, sont trouvés dans des « conditions de détention horrifiantes », « des odeurs insoutenables ». Neuf chiens étaient ainsi retenus « dans une chambre au milieu de leurs excréments ». « Je n’avais jamais vu cela » témoigne auprès de 20 Minutes Laurent Blanchard-Talou.

L’un des membres de la famille qui détenait ces animaux, était déjà sous le coup d’une condamnation d’interdiction de détenir des animaux. Les animaux ont tous été récupérés et placés en fourrière à la SPA de Bergerac, dans l’attente de placements en familles d’accueil.