Coronavirus en Moselle : Dès mardi, il faudra effectuer un test pour pouvoir entrer en Allemagne

FRONTIÈRE L’Allemagne a classé la Moselle comme une « zone à forte circulation du virus »

V. V. avec AFP

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La frontière franco-allemande à Carling, en Moselle.
La frontière franco-allemande à Carling, en Moselle. — JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

La bataille diplomatique a fait rage tout le week-end. Finalement, la préfecture de Moselle a indiqué qu’il faudrait désormais un test PRC ou antigénique, avec prélèvement de moins de 48 heures, pour pouvoir pénétrer en Allemagne depuis la Moselle. L’obligation prendra effet dès mardi.

La décision de la préfecture fait suite au classement par Berlin du département de la Moselle comme une « zone à forte circulation du virus. » Dans son communiqué, la préfecture indique également que sera réclamée « une déclaration électronique à chaque entrée sur le territoire allemand ». Et aucune exception ne sera acceptée.

Plus de bus et de tram entre la Sarre et la Moselle

« Les frontaliers devront être en capacité de présenter une preuve papier ou électronique » en cas de contrôle en Allemagne, détaille la préfecture, invitant ceux qui travaillent en Allemagne « à s’adresser à leur employeur allemand pour qu’il fasse pratiquer le test » qu’ils pourront le cas échéant réaliser en France. Les élèves scolarisés en Allemagne doivent, eux, « se renseigner auprès de leur établissement », poursuit la préfecture.

Quelque 16.000 travailleurs frontaliers mosellans sont concernés par ces mesures. La préfecture a également annoncé que « les entreprises publiques et privées de transports collectifs ne pourront plus franchir la frontière », bus et tram entre la Moselle et la Sarre étant « interrompus ».

Les modalités précises de mise en œuvre seront précisées ultérieurement, les discussions entre les autorités allemandes et françaises se poursuivant « afin que la vie quotidienne soit affectée le moins possible dans ce bassin frontalier étroitement interconnecté ». D’ores et déjà, il a été « convenu que les contrôles de ces nouvelles mesures » ne doivent pas créer « d’attente aux points frontières ».