Protection de l’enfance : 53 mineurs ont été tués par un membre de leur famille en 2019

VIOLENCES Les deux tiers des victimes avaient moins de cinq ans

20 Minutes avec AFP

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53 mineurs tués par un membre de leur famille en 2019 (Illustration)
53 mineurs tués par un membre de leur famille en 2019 (Illustration) — ROMAIN DOUCELIN/SIPA

En 2019 en France, 53 enfants ou adolescents ont perdu la vie, du fait de violences exercées par un membre de leur famille. Un bilan moins élevé qu’en 2018, selon des chiffres publiés vendredi par l’Observatoire national de la protection de l’enfance (ONPE).

Cette baisse, qui survient après une hausse en 2018 par rapport à 2017, « est à interpréter avec précaution et ne permet par conséquent pas de conclure à une tendance », tempère l’ONPE. Les deux tiers des victimes avaient moins de cinq ans, précise-t-il par ailleurs.

Chute des agréments pour adopter

Fin 2019, 312.500 mineurs étaient suivis par les services de protection de l’enfance, soit +1,6 % par rapport à 2018. Et « 112.706 nouveaux mineurs ont fait l’objet d’une saisine d’un juge des enfants », un chiffre en hausse de 2,7 % sur un an.

Par ailleurs fin 2019, on comptait 3.220 enfants ayant le statut de « pupille de l’Etat », c’est-à-dire en théorie adoptables, soit 6 % de plus qu’en 2018. « Cette augmentation s’inscrit dans une tendance longue croissante, puisque le nombre de pupilles a augmenté de 44 % depuis 2008 », observe l’ONPE. Les enfants nés « sous X »​ en revanche ont été moins nombreux : 470 en 2019 contre 548 en 2018 (-14 %).

En 2019, 690 pupilles de l’Etat ont été adoptés (-5 %), et le nombre de couples (ou de célibataires) bénéficiant d’un agrément en vue d’une adoption a continué sa chute, à 10.200 (-4,5 % sur un an). Alors que les perspectives d’adoptions sont de plus en plus réduites, notamment à l’international, ce nombre s’est effondré en dix ans : il a été divisé par 2,6 entre 2009 et 2019.