Coronavirus dans le Grand-Est : Renforcement des mesures à la frontière franco-allemande pour la Moselle

PANDEMIE Le premier ministre Jean Castex fait un petit serrage de vis en Moselle, avec l’obligation de tests PCR négatifs de moins de 72 heures pour les déplacements non professionnels entre l’Allemagne et le département

G.V. avec AFP

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Illustration. Le premier ministre Jean Castex.
Illustration. Le premier ministre Jean Castex. — AGENCE-POOL/SIPA/SIPA

Avec un taux d’incidence parmi les plus fort en France, des cas de variants du Covid-19, notamment anglais et sud-africains qui « explosent » et des hôpitaux trop sollicités, on pouvait s’attendre à des mesures précises et strictes pour la Moselle. Elles se limiteront pour l’instant à un renforcement à la frontière avec l’Allemagne a annoncé ce jeudi le Premier ministre Jean Castex.

La métropole de Metz a un taux d’incidence qui affiche ce jeudi encore un bon 372 cas sur 100.000 habitants sur les sept jours glissants (données ARS), bien supérieur donc à la moyenne nationale (environ 206 cas pour 100.000 habitants) et même du Grand-Est qui se maintient avec un taux d’incidence de 183.

Un test PCR dès lundi

La Moselle, comme une vingtaine d’autres départements métropolitains, est sur la sellette et placée sous « surveillance renforcée ». Ces départements pourront faire l’objet de mesures de confinements locaux à partir du week-end du 6 mars a précisé le Premier ministre, si la situation continuait à se dégrader.Un serrage de vis annoncé, mais moindre que celui redouté (ou espéré) dans le Grand-Est. Pas de réelle surprise donc ce jeudi soir d’autant que le gouvernement avait quelque peu tué le suspens dès le matin en annonçant que des tests PCR négatifs de moins de 72 heures seraient exigés à compter de lundi pour les frontaliers sans motif professionnel qui reviennent d’Allemagne.

Pas de reconfinement donc mais un renforcement des mesures à la frontière avec une dérogation pour ceux qui la passent pour travailler uniquement. Il y aura « des mesures similaires côté allemand », a déclaré le chef du gouvernement de la Sarre Tobias Hans. Aussi, les Mosellans peuvent s’attendre à des contrôles renforcés sur le secteur frontalier.

Une « mesurette » diront certains, mais qui s’ajoute à plusieurs dispositions déjà déployées comme le renforcement des dépistages et de la vaccination depuis la semaine dernière. Des mesures prises à la suite de la venue du ministre de la Santé Olivier Véran qui avait fait le déplacement à Metz.