Bron : Le maire insulté et menacé physiquement dans l’un des quartiers de sa commune

VIOLENCES Jérémie Bréaud a déjà été la cible de tags injurieux et menaçants ces derniers mois

20 Minutes avec AFP

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Illustration d'un maire.
Illustration d'un maire. — Mourad Allili / Sipa

Après les tags menaçants, les menaces directes. Le maire LR de Bron,près de Lyon, Jérémie Bréaud, a annoncé jeudi avoir fait l’objet la veille au soir d’insultes, de menaces​ physiques et de jets de projectiles, tandis que son véhicule était caillassé. « La voiture de la municipalité dans laquelle je me déplaçais avec mon équipe a été défoncée sur un parking. Un groupe d’une dizaine d’individus âgés d’une vingtaine d’années nous a ensuite insultés et nous a lancé des projectiles, comme des canettes, des cailloux et morceaux de bois », a précisé Jérémie Bréaud.

Le premier magistrat de cette commune de 40.000 habitants de l’Est lyonnais a publié sur sa page Facebook un cliché du véhicule aux vitres brisées et à la portière enfoncée. L’incident s’est produit alors qu’il se déplaçait avec l’un de ses adjoints et son directeur de cabinet dans un quartier de sa ville.

Élu en juin, Jérémie Bréaud a placé son action sous le signe de la sécurité, avec une augmentation massive des effectifs de la police municipale et le déploiement renforcé de la vidéosurveillance. « On dérange celles et ceux qui ne respectent rien et qui agissent en toute impunité. On gêne les trafics de drogue », estime-t-il.

Des faits vivement condamnés ce jeudi dans la sphère politique

Le mois dernier, des tags menaçant de mort Jérémie Bréaud avaient été découverts sur la palissade d’un chantier de la ville, dans le même quartier que d’autres découverts le 22 octobre, qui menaçaient déjà l’élu de décapitation. Ces menaces en octobre avaient conduit le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin à offrir une protection à l’élu, moins d’une semaine après l’assassinat du professeur d’histoire Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine. « Je n’ai jamais rien vu venir. Peut-être que cela sera rediscuté aujourd’hui. Je laisse (le ministère) faire son travail », commente aujourd’hui l’édile après ces nouveaux incidents.

Sur Twitter, Laurent Wauquiez a demandé au ministère de l’Intérieur de « tenir parole avant qu’il ne soit trop tard ». « Jérémie Bréaud est un symbole de ceux qui refusent de renoncer », a ajouté le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Sur la chaîne CNews, la présidente déléguée du groupe LREM à l’Assemblée nationale, Aurore Bergé, a dénoncé pour sa part des « violences intolérables ». « La réponse pénale doit être au niveau au regard des violences qui sont perpétrées », a poursuivi la députée en appelant au renforcement de « l’échelle des sanctions ».