Tuerie de Chevaline : Le démantèlement d’une loge criminelle franc-maçonne va-t-il relancer l’affaire ?

ENQUETE Plus de huit ans après le quadruple assassinat en Haute-Savoie, une nouvelle piste est étudiée par les enquêteurs après le démantèlement d’une loge franc-maçonne en région parisienne

J.Lau.

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La tuerie de Chevaline a eu lieu le 5 septembre 2012 en Haute-Savoie, avec un quadruple assassinat jusque-là non résolu.
La tuerie de Chevaline a eu lieu le 5 septembre 2012 en Haute-Savoie, avec un quadruple assassinat jusque-là non résolu. — Laurent Cipriani/AP/SIPA

Plus de huit ans après le quadruple assassinat de la tuerie de Chevaline (Haute-Savoie), le mystère demeure total. Une nouvelle piste susceptible de relancer cette affaire est néanmoins étudiée par les enquêteurs, d’après Le Canard Enchaîné de mercredi. Il s’agit du démantèlement d’Athanor, une loge franc-maçonne située en région parisienne. Ses membres, d’anciens fonctionnaires de la DGSE, d’ex-journalistes ou policiers, ont été arrêtés alors qu’ils s’apprêtaient à assassiner une coach sportive et hypnotiseuse.

L’enquête de la brigade criminelle a conduit les policiers jusqu’au commanditaire, un ancien commandant de la direction du renseignement intérieur, chez qui les enquêteurs ont découvert des munitions de calibre 7.65. C’est ce type de cartouches qui ont été utilisées pour abattre, avec l’arme de fabrication suisse Luger P06, les victimes de Chevaline, de deux balles dans la tête.

Le 5 septembre 2012, trois membres de la famille al-Hilli, des citoyens britanniques d’origine irakienne, et un cycliste savoyard, Sylvain Mollier, avaient été assassinés sur un parking proche du lac d’Annecy. Si ce type de munition est également utilisé pour d’autres armes, les enquêteurs explorent cette piste, la première depuis de longs mois.