Coronavirus : Olivier Véran annonce un confinement le week-end dans l'agglomération de Dunkerque

EPIDEMIE Cette décision est similaire à celle prise pour Nice et son littoral lundi 

Manon Aublanc

— 

Olivier Véran est ministre de la Santé depuis février 2020.
Olivier Véran est ministre de la Santé depuis février 2020. — Jacques Witt/SIPA

En déplacement, ce mercredi, à Dunkerque, où la situation épidémique est de plus en plus inquiétante, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé qu’il allait demander au préfet du Nord la mise en place d’un confinement le week-end à Dunkerque et dans la communauté de communes des Hauts-de-Flandre, du vendredi soir au lundi matin.

A l’image des mesures prises dans les Alpes-Maritimes, Olivier Véran veut limiter l’activité des centres commerciaux de plus de 5.000 m² au click and collect. « Les jauges de fréquentation des autres commerces seront réévaluées à 15 m² par client », a ajouté le ministre de la Santé. De plus, la vente d’alcool à emporter et sa consommation sur la voie publique sont désormais interdites.

Plus de 900 cas pour 100.000 habitants

Ces décisions sont peu surprenantes dans la mesure où, depuis deux jours, le taux d’incidence avait dépassé les 900 cas pour 100.000 habitants dans le Dunkerquois. Les mesures ont été décidées après concertation avec les élus locaux qui les ont acceptés.

« Depuis une dizaine de jours, nous insistons pour que la situation du Dunkerquois soit mieux prise en compte par les services de l’Etat. Nous avons axé nos échanges sur le besoin de travailler main dans la main entre les élus locaux et l’état pour sortir de l’ornière », a souligné, dans un communiqué, Julien Gokel, maire (PS) de Cappelle-la-Grande et vice-président de la communauté urbaine de Dunkerque.

En revanche, l’élu espère voir arriver désormais « une vraie stratégie territoriale de vaccination d’ampleur ». « Nous sommes "raisonnablement" satisfaits par l’augmentation du nombre de vaccins », a-t-il assuré.

« L’hôpital est saturé, le personnel soignant épuisé »

De son côté, le maire (DVG) de Dunkerque, Patrice Vergriete, dit « comprendre les mesures » et « les soutenir », tout en regrettant aussi d’« avoir été entendus trop tardivement ». « La situation est difficile a indiqué Olivier Véran. Mais elle l’était déjà quand nous avons alerté le gouvernement il y a 15 jours. Peut-être qu’avec une série de mesures de prévention deux semaines plus tôt, on aurait pu éviter ces mesures supplémentaires de confinement. Mais l’important c’est maintenant, c’est l’avenir, c’est que la population entende ces messages. »

« L’hôpital est saturé, le personnel soignant épuisé. Maintenant j’attends que les Dunkerquois respectent les décisions », a-t-il ajouté. Depuis le 1er février, une cinquantaine de patients ont déjà été transférés vers d’autres services de réanimation de la région.