Coronavirus à Dunkerque : Olivier Véran attendu aujourd'hui au centre hospitalier et lors d'une réunion avec les élus

EPIDEMIE Le taux d’incidence est encore plus fort dans l’agglomération de Dunkerque qu’à Nice

R. G.-V. avec AFP

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Olivier Véran, samedi, à Nice.
Olivier Véran, samedi, à Nice. — Frederic DIDES/SIPA

Après le littoral des Alpes-Maritimes, soumis à un nouveau confinement pendant deux week-ends, Dunkerque s’attend à son tour à de nouvelles restrictions pour faire face à une flambée des cas de Covid-19 due au variant anglais du coronavirus. Décidé à territorialiser sa réponse à la crise sanitaire, le gouvernement envisage des « mesures supplémentaires de freinage » après une concertation avec les élus dans la ville du nord, a annoncé Matignon mardi.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, se rendra sur place ce mercredi pour une visite au centre hospitalier et une réunion avec les élus locaux, tandis qu’un conseil de défense sanitaire se tiendra à l’Elysée autour du chef de l’Etat. Après une réunion entre les 22 maires de la Communauté urbaine de Dunkerque (environ 200.000 habitants), son président Patrice Vergriete (DVG) a proposé, lui, une « immense campagne de prévention autour du slogan "zéro rassemblement, zéro regroupement" », auprès des familles et des entreprises pour accroître le télétravail, mais pas de reconfinement.

Située sur le littoral du nord, en face de l’Angleterre et non loin de la frontière belge, Dunkerque affronte depuis plus de dix jours une flambée épidémique attribuée à la présence plus forte du variant britannique, plus contagieux. La hausse culminait lundi à 900 cas pour 100.000 habitants sur les sept derniers jours, plus encore que pour la métropole Nice Côte d’Azur (771) et plus de quatre fois supérieur à la moyenne nationale (201).