Haute-Savoie : L’association Yambi veut permettre à cinq jeunes réfugiés de tenter l’ascension du Mont-Blanc

DEFI L’association haut-savoyarde, qui vise « l’intégration par les activités de montagne », s’appuie notamment sur les champions du monde de freeride Marion Haerty et Léo Slemett

Jérémy Laugier

— 

Les jeunes réfugiés Qambar, Jomah-Khan, Sikou et Grace sont ici notamment entourés du skieur freeride Léo Slemett.
Les jeunes réfugiés Qambar, Jomah-Khan, Sikou et Grace sont ici notamment entourés du skieur freeride Léo Slemett. — Abdul Saboor
  • Née d’un mouvement citoyen en Haute-Savoie, l’association Yambi essaie « d’intégrer par les activités de montagne » des réfugiés.
  • Cinq d’entre eux se sont lancé un défi de taille : grimper jusqu’au sommet du Mont-Blanc (4.810 m) le 23 juillet.
  • L’association vient de lancer une opération de crowdfunfing pour financer cet ambitieux projet, dans lequel on retrouve notamment les freeriders Marion Haerty et Léon Slemett.

« Rendez-vous au sommet. » Grace, Qambar, Abdul, Jomah-Khan et Sikou comptent bien devenir l’été prochain les premiers réfugiés à réussir l’ascension du Mont-Blanc. Originaires du Mali, d’Afghanistan et d’Ukraine, ils débuteront en avril une préparation intense en randonnée et en alpinisme afin d’être prêts pour le 23 juillet. Une folle aventure lancée aux côtés des champions du monde de freeride Marion Haerty (snowboard) et Léo Slemett (ski), de guides de haute-montagne, mais aussi de Christine Janin, première Française à avoir gravi l’Everest.

Celle-ci est la marraine de l’association haut-savoyarde Yambi, à l’origine de ce défi jusqu’au plus haut sommet d’Europe occidentale (4.810 m). Pour Yambi, le sport et la montagne sont « une clé d’intégration pour cette jeunesse ». « En France, seulement 12 % des personnes réfugiées disposent d’un lien social avec un citoyen français », rappelle l’association créée par l’Annécienne Clélia Compas, et née d’un mouvement citoyen en Haute-Savoie.

« Quand je marche en montagne, je n’ai plus de souci, je m’évade »

L’objectif principal de ce projet est donc de « nouer des liens » entre personnes réfugiées et population locale par le biais de randonnées dans les Alpes. « Quand je marche en montagne, je n’ai plus de souci, je m’évade, confie ainsi Sikou, réfugié malien de 23 ans. Les soucis, je les laisse en ville. »

Afin de financer cette ascension du Mont-Blanc inédite, qui s’accompagnera d’un documentaire collaboratif et d’une exposition photos, Yambi vient d’ouvrir une campagne de financement participatif. Avec plus que jamais en tête la devise de l’association pour cette « aventure humaine » : « We climb together, we rise together ».

Un crowdfunding visant 28.000 euros de dons a été lancé

Pour cet ambitieux projet, Yambi compte s’appuyer sur une campagne de financement participatif ouverte via Helloasso.com. Celle-ci a jusque-là permis de récolter près de 8.000 euros sur les 28.000 euros visés. Vous pouvez participer en cliquant ici.