Coronavirus : Le gouvernement annonce des tests salivaires à l’école après les vacances d’hiver

EDUCATION Le ministre de l’Education nationale a précisé que les tests salivaires seront déployés dans les écoles dès ce lundi, date de retour en classe pour les élèves et enseignants de la zone A

L.C. avec AFP

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Lancement des tests salivaires à l'école, le 11 février 2021 à Paris.
Lancement des tests salivaires à l'école, le 11 février 2021 à Paris. — ERIC TSCHAEN-POOL/SIPA

Après des vacances d'hiver particulières, c’est bientôt la rentrée. Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a affirmé ce samedi sur BFMTVqu’une hausse des contaminations après les vacances, qui se terminent ce lundi pour les élèves et enseignants de la zone A, le 1er mars pour ceux de la zone B et le 8 mars pour la zone C, était possible.

« C’est à craindre mais c’est pour cela que je dis à tous ceux qui nous écoutent : "soyez attentifs pendant les vacances ! Les vacances ne signifient pas relâchement des règles sanitaires". Il faut faire appel à la responsabilité de chacun », a-t-il déclaré. En effet, « d’après les études » qu’il a pu consulter, il « observe qu’à l’occasion des vacances, ils [les enfants] ont tendance à se contaminer davantage » que durant la période scolaire.

Face à ce risque, les tests salivaires vont commencer dans les écoles après les vacances scolaires. Jean-Michel Blanquer a assuré qu'« entre 50.000 et 80.000 tests » seront réalisés « dès la semaine prochaine », pour atteindre 200.000 tests par semaine. « Avec les tests salivaires, nous pensons que presque tout le monde acceptera de se faire tester », a affirmé le ministre de l’Éducation nationale. « Nous irons prioritairement vers l’école primaire. »

Fermeture de classe en cas de variants

Interrogé sur un éventuel allégement des règles du protocole sanitaire, Jean-Michel Blanquer a répété que « pour l’instant, on est sur une stabilisation des règles », tout en soulignant que c’était « inévitable » que les règles continuent d’évoluer.

Semblant prendre acte de l’évolution épidémique, l’Education nationale a adopté en début de semaine un nouveau protocole sanitaire assouplissant les règles qui imposent une fermeture de classe en cas de contamination par le variant britannique. Désormais, trois cas positifs au variant anglais entraînent la fermeture d’une classe et les personnels de l’éducation ne sont plus systématiquement considérés comme cas contact, en présence d’élèves positifs. Le ministre a précisé que la présence d’un seul cas du variant sud-africain ou brésilien pouvait entraîner la fermeture d’un établissement.